Pour Manuel Valls, "hors de question" de changer de politique économique

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GOUVERNEMENT - Selon un sondage Ifop pour le JDD paru dimanche, plus de 8 Français sur 10 ne font pas confiance au gouvernement pour améliorer la situation économique. Pas question toutefois de changer de cap, affirme Manuel Valls.

Maintenir le cap à tout prix, même en pleine tempête. Selon une enquête de l'Ifop pour le JDD dévoilée ce dimanche, plus de 8 Français sur 10 ne croient pas le gouvernement capable de retourner la situation économique. Une défiance massive et déclinée sur tous les thèmes : 85 % sur la lutte contre le chômage, 84 % sur l'amélioration de la croissance et 82 % sur la réduction des déficits.

Malgré ce sondage particulièrement inquiétant, et alors que l'Insee avait déjà plombé la fin des vacances en annonçant jeudi une croissance nulle du PIB au deuxième trimestre, Manuel Valls n'entend pourtant pas changer de ligne. "Oui, la politique que le président a décidé de mettre en œuvre nécessite du temps pour produire des résultats. Mais il est hors de question d'en changer", déclare au JDD un Premier ministre qui entend laisser du temps au temps, comme François Mitterrand à son époque. "Le pacte de responsabilité et ses 41 milliards de baisse de coût du travail vont véritablement entrer en œuvre maintenant", veut-il croire.

Les frondeurs visés

Un message que le Premier ministre avait commencé à délivrer deux jours plus tôt. "Le cap doit rester le même, il ne s'agit de pas de zigzaguer, mais d'avoir du sang-froid", avait-il affirmé vendredi soir sur France 2. Des propos tenus quelques heures après avoir déjeuné avec François Hollande au fort de Brégançon pour peaufiner les derniers arbitrages de la loi de Finances, qui sera discutée à l'automne.

Dans la ligne de mire de Matignon, l es frondeurs du PS, qui reprochent au gouvernement la part trop belle faite aux entreprises. "Si on ne soutient pas les entreprises pour leur propre compétitivité, alors le pays ne se relèvera pas", estime Manuel Valls dans le JDD. Et l'ancien candidat à la primaire socialiste de déplorer "certains à gauche qui tiennent des propos irresponsables". Des frondeurs qui vont sans doute voir dans le sondage de l'Ifop un encouragement à poursuivre leur combat : seuls 42 % des sympathisants socialistes ont confiance dans la politique économique du gouvernement. Les débats promettent d'être animés dans deux semaines, lors de l'Université d'été du PS à La Rochelle...

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