Pourquoi certaines personnes ne peuvent-elles pas décrocher du boulot, même en vacances ?

Pourquoi certaines personnes ne peuvent-elles pas décrocher du boulot, même en vacances ?

PSYCHO – Metronews fait le tour de tous ces comportements qui vous tapent sur le système chez les autres... mais aussi chez vous. Appelés à la rescousse, des experts vous expliquent le comment du pourquoi. Enfants, vie quotidienne ou en voiture, tout y passe.

Comme le chantait Henri Salvador : Le travail c'est la santé, rien faire c'est la conserver - Les prisonniers du boulot, N'font pas de vieux os…
Avis à ceux qui pensent que leurs boîtes ne peuvent pas tourner sans eux !

Philippe Chavanne, spécialiste de la cuisine-santé, du bien-être au naturel et auteur de Les vacances, c'est la santé ! ( Hugo&Cie ) décrypte en trois points ces pénibles moments de solitude

 Ce qui se passe
"Même si l'on occupe un poste à responsabilité et que l'on est passionné par son travail, tout le monde, sans la moindre exception, a besoin de prendre des vacances. Cette salutaire pause est indispensable pour rompre la ronde infernale "métro-boulot-dodo", pour rompre avec le stress quotidien, pour éviter le burn-out, le bore-out, la totale démotivation, la perte de concentration au travail... Elle permet aussi de retrouver un sain et nécessaire équilibre entre vie professionnelle et vie privée ; la première ayant de plus en plus tendance à grignoter plus ou moins insidieusement la seconde. Elle permet enfin de contrer les dangereux méfaits de l’hyper-connectivité, d’une émotivité exacerbée, d’un anormal manque de contacts profonds et réels avec les proches (conjoint, enfants, amis...) et d’une certaine jalousie vis-à-vis de ceux qui bouclent leurs valises. Elle prévient aussi la dépression liée au travail. Plus encore : les vacances des salariés sont aussi bénéfiques pour les entreprises qui retrouvent après les congés, des employés déstressés, remotivés, reconcentrés et, en un mot, reboostés", analyse Philippe Chavanne.

La totale démotivation…Voilà une excuse toute trouvée pour que mon chef accepte toutes mes demandes de congés. Se ressourcer… régulièrement, c’est important !!

► Ce que l’on ressent
"Problème : partir en vacances n’est pas toujours la chose la plus facile à faire. En cause, des facteurs sociaux, mais pas uniquement. Dans notre société moderne, il est de plus en plus mal vu d’affirmer que l’on a envie de s’échapper. De fuir les réunions. De voir d’autres têtes que celles des collègues. De partir en vacances. Et oser dire que l’on a besoin de faire un break est parfois considéré comme un « abandon de poste ». Presque comme une trahison vis-à-vis des collègues et de l’entreprise. Ou – pire encore ! – comme un terrible aveu de faiblesse. Ce qui ne pardonne pas. Autre problème : l’autosuffisance. Certaines personnes se croient indispensables, incontournables. Si elles partent en vacances, le monde va s’arrêter de tourner, l’entreprise va mettre la clé sous la porte. Ces personnes se leurrent elles-mêmes et passent à côté de l’essentiel : la – vraie – vie ", insiste-t-il.

Pousser Jules à prendre quelques jours, c’est pratiquement le pousser à un abandon de poste. Et une fois hors du bureau, pas moyen qu’il ne lâche son portable.

► Comment s’en sortir
"Découvertes touristiques, farniente, sieste sur la plage, happy-hour et plantureux repas-buffets, c’est sympa. Mais cela ne suffit pas. Pour que les vacances soient vraiment profitables à court, moyen et long termes, elles doivent servir à mettre en place de nouveaux modes de vie et de pensée. En décrochant totalement du boulot, en refusant l’hyper-connectivité, n’être joignable que selon un timing horaire établi et intangible – 1h/semaine, par exemple. Quelques pistes... Se remettre au jardinage, à l’exercice physique et choisir un sport sans esprit de compétition. S’alimenter correctement en privilégiant le vrai « fait maison », retrouver la convivialité de la cuisine et des repas en s’y consacrant pleinement : pas d’ordi, de réunion, de tv... pendant le repas. Renouer avec des activités-plaisirs en fonction des centres d’intérêt de chacun, pour le simple plaisir de se faire plaisir. Renforcer les relations avec sa famille et ses proches. Sortir de la routine pour voir la vie sous un meilleur jour. Privilégier la qualité de sommeil (horaires de coucher/lever réguliers, pas d’activité écran – tv, tablette de lecture, ordi, Smartphone... – 30 min avant de s’endormir). Pratiquer une activité antistress tels que la méditation, le taï-chi-chuan, ou le yoga et privilégier la pensée positive", recommande l’auteur.

Ben, les vacances sous connectées, c’est pas pour cette année. Quand on sait que Jules regarde son portable même quand il joue au tennis…

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