Pourquoi des plages de Marseille ferment en cas de pluie ?

Pourquoi des plages de Marseille ferment en cas de pluie ?
FRANCE

ENVIRONNEMENT – Par mesure de précaution, la municipalité a fermé mercredi deux plages au public à la suite d'un violent orage de mardi. Une mesure habituelle qui risque de durer.

Les mêmes causes produisent les mêmes effets. Comme après chaque gros orage, une ou plusieurs plages de Marseille ferment. Illustration mercredi avec le drapeau violet hissé sur l’Anse des Phocéens et la plage de la Pointe-Rouge. "A certains endroits, il a beaucoup plu", souligne Monique Daubet, conseillère municipale, chargée de l’hygiène. Soit, mais pourquoi ?

"C’est lié aux déversements des eaux pluviales sur ces deux plages", répond-elle pour justifier "par mesure de précaution" les fermetures. En 2012, Marseille avait connu 33 jours d’interdiction de plage. Sans jouer les oiseaux de mauvais augure, la situation devrait de nouveau se reproduire car la station d’assainissement, située sous le stade Vélodrome, n'as pas la capacité nécessaire pour traiter toutes les eaux de pluie de la ville.

Menace de fermeture sur les plages

En cas de fortes précipitations, des déversoirs placés dans les canalisations jouent le rôle de soupape en déversant le trop plein dans la mer. Une solution existe toutefois pour récupérer ces eaux au lieu de les rejeter : les bassins de rétention. Problème : Marseille est là aussi sous équipée. "Elle a 150 000 m³ de ce type de bassins, soit 6 à 7 fois moins que Barcelone", révèle Victor Hugo Espinoza coordinateur du réseau d’associations de défense de l’environnement Ecoforum.

Consciente du problème, Monique Daubet, indique qu’un bassin est actuellement en construction dans le 9ème arrondissement. D’une capacité de 18 000 m³, il pourra en partie éviter l’engorgement du réseau et donc de la pollution en mer, assure-t-elle. "Mais ce n’est pas assez", clame Victor Hugo Espinoza. En 2015, une directive européenne va durcir les conditions d’accès aux plages. "Si la situation ne s’améliore pas rapidement, certaines fermeront", craint le responsable associatif.
 

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