Premier bilan des rythmes scolaires : du bien... et du moins bien

FRANCE

EDUCATION – La Ville de Nantes a présenté son bilan, quasiment un an après la mise en place des rythmes scolaires dans les 114 écoles publiques nantaises. Globalement, les résultats sont satisfaisants. Mais des améliorations sont préconisées, à la marge.

Globalement satisfaisant, quelques ajustements nécessaires. La Ville de Nantes a présenté ce lundi un premier bilan de la réforme des rythmes scolaires, presque un an après sa mise en place dans les 114 écoles publiques. Un comité d’évaluation a en effet été créé en janvier et vient de rendre ses conclusions en s’appuyant sur les avis des familles, des écoles et des enfants.

"Cette réforme était dans l’intérêt de l’enfant. L’objectif a toujours été la diminution de leur temps scolaire", rappelle Myriam Nael, adjointe en charge de l’éducation. D’après les premiers résultats, les enfants quittent en moyenne l’école à 16h45, contre 17h15 l’année précédente. Et le périscolaire proposé en fin de journée – fréquenté par seulement 40% des élèves nantais – répond principalement aux familles ayant des contraintes d’organisation.

Parents et enfants plutôt contents

14% des parents ont d’ailleurs fait évoluer leurs horaires de travail pour s’adapter au nouvel emploi du temps. Mais dans l’ensemble, les pratiques ont peu changé : 60% des enfants restent chez eux le mercredi après-midi, 15% vont en centre de loisirs. Et comme l’an dernier, 65% des enfants pratiquent une activité extrascolaire.

De grosses attentes étaient formulées sur le temps périscolaire. Là, les retours sont positifs à 70% sur la qualité des activités proposées et la compétence du personnel. Quelques bémols émergent, cependant, sur le manque d’information (pour 75% d’entre eux), et la demande d’aide aux devoirs et d’activités mieux adaptées aux plus jeunes.

Les enfants, eux, sont contents à 80% de leur temps de pause élargi le midi et des activités "différentes de celles proposées en classe". Quelques points d’insatisfaction sont relevés : pas assez de temps de détente, notamment au moment du goûter, parfois trop de bruit, des relations plus difficiles entre enfants dans les écoles se situant en zone d’éducation prioritaire.

"Pas de révolution" pour la rentrée prochaine

Enfin, côté écoles, les retours sur les animations proposées sont globalement positifs, avec des effets déjà visibles : amélioration des apprentissages chez l’enfant, baisse de l’absentéisme, davantage de cohérence dans le rythme. Mais l’intérêt de cette réforme est parfois jugé peu justifiée pour les maternelles. Et le dialogue entre les différents acteurs – parents, direction et personnel d’animation – est "difficile" dans une douzaine d’établissements.

Pour mieux répondre aux besoins, la Ville dessine ses perspectives de travail pour la rentrée prochaine. "Pas de révolution", promet Myriam Nael, mais des ajustements : formation des acteurs, possibilité d’harmoniser les horaires le mercredi matin entre élémentaire et maternelle, élaboration d’une charte d’usage des locaux lorsqu’ils sont partagés, confirmation de la gratuité le mercredi midi et après-midi, accompagnement des écoles ayant des problèmes de coordination et travail sur l’amélioration du périscolaire, en accordant des "moyens humains" à Nantes action périscolaire (NAP) pour coordonner les projets éducatifs.

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