Privatisation de l’aéroport de Nice : bientôt une consultation

Privatisation de l’aéroport de Nice : bientôt une consultation

France
DirectLCI
POLEMIQUE – Malgré l’opposition des élus des Alpes-Maritimes, l’article 49 du projet de loi Macron, qui autorise la privatisation de l’aéroport de Nice, a été voté par l’Assemblée Nationale.

Débat houleux, ce jeudi à l’Assemblée Nationale. Christian Estrosi, maire de Nice, et Emmanuel Macron, ministre de l’Economie, ont eu un échange houleux autour de l’article 49 du projet de loi pour la croissance, l'activité et l'égalité des chances économiques qui autorise "le transfert au secteur privé de la majorité du capital"des sociétés gérant les  aéroports de Nice et de Lyon.

Alors qu’à Nice, cette privatisation de l'aéroport Nice-Côte d'Azur inquiète depuis plusieurs mois, le vote intervient une semaine avant la consultation populaire organisée par la mairie de Nice. Christian Estrosi a estimé, pendant le débat, que cette décision est "une spoliation de collectivités sur le dos de contribuables locaux."

Une consultation publique le 19 février

En décembre, le maire de Nice avait annoncé vouloir organiser un référendum : "Comme il s'agit d'une question essentielle au fort retentissement sur l'économie de la commune, cette décision nécessite la consultation des Niçois." Cette consultation est prévue jeudi prochain.

Le 19 février, de 8 à 21heures, les Niçois pourront donc voter pour ou contre la privatisation de l’aéroport. Emmanuel Macron a assuré tenir compte de la consultation en regardant "notamment le nombre de votants".

"Trop tôt" pour une décision

Pour rappel, l’aéroport Nice-Côte d’Azur est le premier aéroport régional de France. Il est entièrement détenu par des fonds publics : par l'Etat (60%), la Chambre de Commerce et d’Industrie de Nice Côte d’Azur (25%), la Région (5%), le département (5%) et la Métropole Nice Côte d’Azur (5%).

Bernard Kleynhoff, président de la CCI Côte d'Azur assure qu'il y aura "un débat démocratique sur ce sujet et que les instances de gouvernance de la chambre" seront consultées. Quant à la cession éventuelle des parts de capital de la CCI : "il est beaucoup trop tôt" pour se prononcer.

Sur le même sujet

Lire et commenter