Privatisation de l'aéroport : des recours à tout-va

Privatisation de l'aéroport : des recours à tout-va

FRANCE
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ECONOMIE – Déterminés, les opposants à l'entrée des Chinois dans le capital de Toulouse-Blagnac ont lancé une nouvelle action en justice. Ils demandent à l'Etat de lui transmettre le pacte d'actionnaire.

Les opposants à la privatisation de l'aéroport Toulouse-Blagnac ne désarment pas. Samedi, ils étaient près de 450 à défiler dans la Ville rose, entre la place du Capitole et le boulevard de Strasbourg, pour affirmer leur hostilité à la vente des parts de l'Etat à des investisseurs chinois pour 308 millions d'euros.

Dans le cortège, Pierre Izard, président du conseil général, qui a fait voter une motion contre la privatisation, ainsi que des membres du collectif contre les nuisances aériennes. "Ras-le-bol du bruit, on ne veut pas du doublement des avions", "l'aéroport de Toulouse n'est pas à vendre, notre santé vaut mieux que leurs profits", font partie des slogans scandés par les manifestants.

Des slogans contre la vente de l'aéroport et le bruit des avions

Alors que l'entrée du consortium chinois Symbiose pourrait être effective dans les prochains mois, une nouvelle action en justice a été lancée par l'avocat Christophe Lèguevaques, conseil des opposants. Vendredi il a déposé "une requête devant la Commission d'accès aux documents administratifs (Cada)" afin d'obtenir tous les documents relatifs au dossier".

Selon lui, lors de la procédure de référé suspension pour excès de pouvoir fin 2014, l'Etat aurait transmis aux magistrats certaines pièces qui n'auraient pas été versées à la partie adverse. "Parmi celles-ci figure 'le pacte d'actionnaires', qui permet à l'acquéreur de contrôler la société privatisée même s'il reste minoritaire dans le capital", note l'avocat. Les nouveaux propriétaires chinois ont prévu de faire passer la fréquentation annuelle de 7,5 à 18 millions de passagers d’ici à 2030.

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