Procès du tortionnaire du chat Oscar : un plaidoyer pour le droit des animaux

Procès du tortionnaire du chat Oscar : un plaidoyer pour le droit des animaux

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JUSTICE - L'omme interpellé vendredi à Marseille après la diffusion d'une vidéo sur Internet le montrant jetant un chat en l'air à plusieurs reprises, a été condamné lundi par le tribunal correctionnel à un an de prison ferme et maintenu en détention. Une peine qui doit permettre la reconnaissance du droit des animaux selon les associations.

Une tribune pour le droit des animaux. Au-delà de l’émotion suscitée par les sévices infligés à un chaton dans une vidéo diffusée sur Internet, le procès de Farid Ghilas – poursuivi pour "actes de cruauté envers un animal domestique ou apprivoisé" – soulève la question de la législation en matière de protection des animaux comparés, en droit, à des "biens meubles".

Une hérésie pour les associations de défense comme 30 millions d’amis et la Fondation Brigitte-Bardot. Ces dernières déplorent en effet le statut juridique des animaux, même si l'article 521-1 du code pénal prévoit jusqu'à 2 ans d'emprisonnement et 30 000 euros d'amende en cas de sévices à leur encontre. "Il faut que la législation change, exige la présidente de la SPA de Marseille, Andy Salviano. Sinon, n’importe qui peut s’en prendre à eux sans trop de risques".

"Des êtres vivants dotés d’une sensibilité"

Malgré la pénibilité des images du chat maltraité, largement diffusées sur le Web, Andy Salviano estime que le procès qui s'en est suivi aura permis de mettre en lumière les agressions régulières dont sont victimes les animaux. "On le constate régulièrement à la SPA. On en a moins parlé, mais, il y a un mois, on a récupéré un chien de combat qui avait été brûlé. Et ce n’est pas un cas isolé", affirme-t-elle.

Au final, le tortionnaire d'Oscar a été condamné à un an de prison ferme . "Une peine peut-être un peu excessive", admet la présidente de la SPA, "mais cela servira d’exemple pour tous ceux qui martyrisent en toute impunité". Au cours de son réquisitoire, le procureur Emmanuel Merlin, sans jamais dénoncer la loi en vigueur, a rappelé que les animaux étaient "des êtres vivants dotés d’une sensibilité. Ce ne sont pas de vulgaires objets sur lesquels on peut se défouler".
 

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