Procès Picasso : cinq ans de prison avec sursis requis

Procès Picasso : cinq ans de prison avec sursis requis

DirectLCI
JUSTICE - Les réquisitions à l’encontre des époux Le Guennec sont tombées hier dans l’après-midi au tribunal correctionnel de Grasse. Un dernier jour de procès qui a vu les avocats de la partie civile mettre à mal les prévenus.

"Nous avons affaire à un délit particulier, au préjudice de l’Humanité", a déclaré Laurent Robert, le représentant du parquet, devant le tribunal. Face à lui, Pierre Le Guennec et son épouse comparaissent depuis mardi pour "recel de biens provenant d’un vol". Il est question de 271 œuvres de Picasso qu’ils avaient entreposées dans leur garage pendant quarante ans. Cinq ans de prison avec sursis ont été requis par le procureur qui estime que le couple a porté préjudice à la confiance et à la mémoire de leur ancien employeur : Pablo Picasso.

L’hypothèse d’un trafic international d’art

Plus tôt dans la journée, les prévenus avaient dû faire face à la charge des avocats de la partie civile pendant près de quatre heures. "Leur bonne foi n’est pas probante. Ils ont attendu la mort de tous les témoins directs", clame Me Nardon qui défend l’héritière Catherine Hutin-Blay. L’hypothèse d’un trafic international d’art a été répétée avec une question : Pierre Le Guennec est-il un pion de marchands d’art véreux rémunéré pour écouler des œuvres volées par son cousin, Maurice Bresnu, l’ex chauffeur du peintre ?

La restitution des œuvres aux héritiers a été réclamée par tous les avocats de la partie civile.
 

Sur le même sujet

Lire et commenter