Pyrénées : opération sensibilisation aux risques du hors piste

Pyrénées : opération sensibilisation aux risques du hors piste

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SECURITE – Durant les vacances de février, les gendarmes spécialisés dans le sauvetage en montagne effectuent des démonstrations de secours. Afin de sensibiliser les skieurs, notamment ceux qui pratiquent le hors-piste, aux dangers de la montagne.

Durant les vacances, les skieurs des Pyrénées sont sensibilisés aux dangers du hors-piste. Enfouis sous une couche de neige épaisse d'au moins un mètre, Raphaël et Jérémy, deux hommes du peloton de GPHM (Gendarmerie de Haute Montagne) , jouent les "fausses" victimes prises par une avalanche.

Olivier Duffort, secouriste, aidé de Drack un berger belge malinois va mettre moins de cinq minutes pour les découvrir. La scène se déroule vendredi au domaine de Superbagnères sous les yeux de dizaines de skieurs qui ont rangé leur matériel de glisse le temps de la démonstration. "Là où un homme va mettre deux ou trois heures à sonder une zone d'avalanche, un chien détectera une personne enfouie en vingt minutes", explique un gendarme.

Une population plus urbaine

Tout en gambadant aux pieds de son maître, Drack reçoit des applaudissements nourris du public ravis du spectacle. Les manœuvres à but pédagogique sont répétées deux à trois fois durant les vacances scolaires. "On a affaire à une population de plus en plus urbaine qui évolue dans un milieu aseptisé, or à la montagne le risque zéro n'existe pas", explique Patrice Gault le patron de la station située au-dessus de Luchon.

La preuve: durant la saison 2013-2014, les militaires évoluant en montagne ont effectué 66 sorties pour secourir des personnes victimes d'avalanche sur les départements des Hautes-Pyrénées, de la Haute-Garonne et de l'Ariège.

"La montagne c'est comme la mer, il faut être prudent"

"Quand on voit les risques que les sauveteurs prennent, ça fait relativiser sur la pratique du hors-piste", confient David et Ludovic deux Bretons venus avec femmes et enfants pour la première fois aux vacances d'hiver. "On a voulu faire une randonnée hors des sentiers balisés, mais personne n'a voulu nous indiquer un chemin à prendre, c'était trop dangereux. La montagne c'est comme la mer, il faut être prudent!".

Un peu plus loin sur le stand du GPHM, des curieux se renseignent sur le matériel DVA (Détecteur de victimes d'avalanche). "On peut s'équiper pour moins de 150 euros, aujourd'hui la plupart des gens qui font du hors-piste en possèdent", se félicite Olivier Duffort. Ce qui n'empêche pas de respecter les règles élémentaires de sécurité.  Il y a deux semaines, un homme a perdu la vie en pratiquant le hors-piste au Mourtis dans la vallée voisine.

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