Quand les dominicains toulousains se piquent de street-art

Quand les dominicains toulousains se piquent de street-art

INSOLITE – Le graffeur toulousain Nicolas Giraud alias 100Taur a réalisé pour l’ordre des Dominicains de Toulouse une grande fresque de 100 m² représentant Saint-Dominique. Une collaboration inattendue.

Il est plus habitué à peindre des animaux imaginaires à l’allure inquiétante qu’à représenter des saints. Le graffeur toulousain 100Taur dont le travail est reconnu internationalement vient de réaliser une fresque étonnante à Toulouse.

Sur commande de l’ordre des Dominicains, l’artiste a représenté Saint-Dominique sur les 100 m² de la façade du couvent situé impasse Lacordaire dans le quartier de Rangueil. Une collaboration qui s’inscrit dans la célébration des 800 ans de l’Ordre des Prêcheurs. Cette peinture qui a nécessité plus de 60 heures de travail a été inaugurée dimanche en présence de 600 personnes.

"Je suis davantage dans la recherche du savoir que dans la contestation"

Se revendiquant du mouvement low brow, un courant artistique venu des Etats-Unis qui promeut une culture populaire affranchie des codes académiques, l’artiste Nicolas Giraud poursuit ainsi son ouverture à des projets artistiques variés. Car si cette collaboration a de quoi surprendre, l’artiste y voit plutôt une continuité dans son travail. "Je suis davantage dans la recherche du savoir que dans la contestation que l’on attribue au street-art , explique l'artiste. Ma peinture et mes gravures ont toujours été inspirées par la mythologie et l’iconographie religieuse, notamment orthodoxe".

Moins qu'un support d'évangélisation, son œuvre est aussi l’occasion de battre en brèche certaines idées reçues sur les frères dominicains. "Ils ne correspondent pas à l’image que l’on a d’eux. Ce sont des gens habitués à communiquer et très érudits, souligne Nicolas Giraud. J’ai rencontré des frères qui parlent une dizaine de langues ou qui connaissent très bien l’histoire de l’art. C’était une chance de pouvoir travailler sur un tel projet".

Ce n’est pas la première fois que les Dominicains font appel à des artistes. En 1951, Matisse avait réalisé la Chapelle du Rosaire pour les sœurs dominicaines à Vence.

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