Quand les drones se prennent pour des pompiers

Quand les drones se prennent pour des pompiers
FRANCE

SECURITE – Après plusieurs semaines d’entraînements, les sapeurs-pompiers des Bouches-du-Rhône vont désormais utiliser deux drones pour leurs missions sur le terrain. Une technologie au service des secours.

Le drone ne fait pas encore "pin pon" dans les airs, mais avec sa couleur rouge et son logo du SDIS 13, il équipe désormais les sapeurs-pompiers du département. Une première en France. Seuls les secouristes des Landes utilisaient cette technologie dans la lutte contre les feux de forêts. "Outre les incendies, il servira au repérage d’une personne en détresse sur une falaise, pour suivre une inondation ou lors de l’éboulement d’un immeuble", détaille Jean-Pierre Squillari, lieutenant-colonel au SDIS 13.

"Le drone permet d’éviter la prise de risques pour les secours et leur faire gagner du temps", soutient Pascal Zunino, cofondateur de l’entreprise Novadem , spécialisée dans la robotique aérienne à Aix-en-Provence. Renvoyées en direct au sol, les images filmées par le drone situé à 100 mètres de hauteur "sont une aide à la décision, poursuit le lieutenant-colonel Squillari. Il est l’œil du commandant qui pilote les secours".

Un drone pour la police

Pour le moment, deux drones équipent le SDIS 13. L’un électrique. Discret et pratique, il a une capacité de vol de 20 minutes. L’autre thermique. Plus gros, son autonomie est d’1h30. Autre avantage : il est équipé d’une caméra thermique. Une option très utile pour rechercher une personne disparue dans la nature. Une opération menée conjointement avec la police, intéressée par cette technologie pour d’autres "missions plus discrètes dans la lutte contre le trafic de drogue dans les cités", indique Fabrice Gardon, directeur interrégional adjoint de la police judiciaire.

Reste à obtenir les autorisations. Pour des questions d’assurance et de règlementations, le drone ne peut pas encore être utilisé en zone urbaine. "Ce serait pourtant très pratique pour suivre une manifestation", soutient le commissaire divisionnaire Jean-Cyrille Reymond. Plus "pratique" et surtout moins cher à l’usage qu’un hélicoptère. Encore faut-il en payer le prix : 30 000 euros pour le drone électrique et près de 130 000 euros pour le thermique.
 

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