Quels candidats à la reprise de la SNCM ?

Quels candidats à la reprise de la SNCM ?

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ECONOMIE - Cinq offres de reprise et deux lettres d'intention ont été déposées pour la reprise de la SNCM, ont annoncé les administrateurs judiciaires dans un communiqué de presse transmis par la compagnie maritime lundi, date butoir pour le dépôt des offres.

Le dépôt d’offres est clos. Cinq offres de reprise et deux lettres d'intention ont été déposées pour la reprise de la SNCM, ont annoncé les administrateurs judiciaires dans un communiqué de presse transmis par la compagnie maritime lundi, date butoir pour le dépôt des offres.

Ces offres émanent de la société américaine Baja Ferries , dirigée par le Français Daniel Berrebi, et de l'armateur et ancien président du port de Marseille, Christian Garin. L'entrepreneur corse Patrick Rocca, président du groupe éponyme, a quant à lui déposé une lettre d'intention, a-t-on précisé dans son entourage.

Des offres distinctes

L'offre de M. Berrebi prévoit la reprise des quatre lignes de la délégation de service public (DSP) pour assurer la continuité territoriale avec la Corse, ainsi que les lignes desservant le Maghreb. Sous pavillon français, elle prévoit également le maintien de "750 à 800 emplois" en CDI, contre 1.500 aujourd'hui, "à la seule condition que les contrats de travail soient entièrement remis à plat", selon son entourage.

Christian Garin, de son côté, a déposé une offre de "reprise partielle des actifs" de la compagnie maritime, portant sur six de ses navires (sur huit), a-t-il déclaré lundi. Son offre prévoit la mise en place de deux sociétés distinctes, une dédiée à la continuité territoriale avec la Corse, et une autre aux activités en dehors de ce contrat de délégation de service public (DSP), notamment vers le Maghreb.

Un "appel d'offres à prédateurs" selon la CGT

Un comité d'entreprise doit avoir lieu mercredi au cours duquel les offres seront présentées aux salariés. "Je ne vois pas ce qui peut sortir, à part des projets non viables ou des repreneurs pas sérieux", a estimé Frédéric Alpozzo, leader de la CGT à la SNCM, évoquant un "appel d'offres à prédateurs".

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Toutes ces offres restent en outre suspendues au verdict de Bruxelles sur la double condamnation de la SNCM à rembourser un peu plus de 400 millions d'euros d'aides publiques jugées indûment perçues par les instances européennes.
 

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