Réchauffement climatique : les prévisions alarmantes du GIEC

Réchauffement climatique : les prévisions alarmantes du GIEC

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ENVIRONNEMENT – Si la production de gaz à effet de serre ne diminue pas de 40 à 70 % d’ici 2050, le réchauffement de la planète pour osciller entre 3,7 et 4,8 degrés à la fin du siècle, préviennent dimanche les experts du GIEC.

Il est plus que jamais urgent d’agir pour limiter le réchauffement de la planète. Ce dimanche, les experts du Groupe intergouvernemental d’experts sur le climat lancent un nouveau signal d'alarme.

Dans un document de synthèse, publié à Berlin, le constat des chercheurs du GIEC est sans appel : si les pays producteurs de gaz à effet de serre, notamment la Chine et les Etats-Unis, n’agissent pas immédiatement pour réduire leurs émissions, la température de la planète ne pourra que continuer à augmenter. Avec tous les impacts catastrophiques que les experts commencent à entr’apercevoir.

Limiter la hausse à 2°, un objectif encore réalisable mais...

Pour limiter la hausse de la température globale à 2° par rapport à l’ère préindustrielle, un objectif fixé en 2007 encore réalisable d’après les experts, l’émission de gaz à effet de serre doit être réduite drastiquement, de 40 à 70 % d’ici à 2050. C’est-à-dire demain à l’échelle de la planète. Si rien n’est fait, la hausse du thermomètre mondial pourrait être plus importante, de l’ordre de 3,7 à 4,8° à l’horizon 2100.

Que faire ? Les scientifiques conseillent de se tourner vers les énergies faiblement émettrices de CO2, qui est, de loin, le principal gaz à effet de serre. Les investissements dans les énergies "bas carbone" – les énergies renouvelables, le nucléaire ou encore les énergies fossiles associées à une capture et un stockage du carbone, qui sont aujourd'hui à un stade expérimental – vont devoir tripler, voire quadrupler entre 2010 et 2050.

Outre les actions sur le mode de production de l’énergie, qui représente 35 % des émissions de gaz à effet de serre, d’autres leviers existent, notamment fiscal : mise en place de taxes basées sur les émissions (appelée taxe carbone) et de marchés du carbone ou encore réduction des subventions aux énergies fossiles.

Kerry : "Nous sommes face à une question de volonté"

"Ce rapport est très clair sur le fait que nous sommes face à une question de volonté mondiale et non de capacité" à agir pour ne pas dépasser les 2°C, a réagi John Kerry, le secrétaire d'Etat américain. Christina Figueres, responsable climat à l'ONU, a de son côté affirmé : "Le monde peut encore combattre le changement climatique mais à la condition que les nations soient collectivement plus ambitieuses".

Fin 2015, la France accueillera la conférence climat où doit être conclu un grand accord sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Un rendez-vous qui permettra d’évaluer les volontés de chaque pays à agir.

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