Récupérer ses objets confisqués à l'aéroport, c'est désormais possible (mais ce n'est pas gratuit)

Récupérer ses objets confisqués à l'aéroport, c'est désormais possible (mais ce n'est pas gratuit)

INNOVATION - Après l'aéroport de Marseille, Roissy va tester le service Tripperty qui permet, en cas d'oubli, de ne pas se faire confisquer les objets interdits en cabine. Le passager peut les faire expédier chez lui ou venir les chercher à son retour.

Avis aux étourdis. Plus besoin d'angoisser avant de faire vos valises. Désormais, grâce au service Tripperty, vous pouvez récupérer vos objets, interdits en cabine, et confisqués pour des raisons de sûreté. Ce système, imaginé par deux cadres de La Poste, est testé depuis le mois de juillet à l'aéroport de Marseille-Provence, et il n'a rien d'anecdotique. 

"10 à 20 objets sont récupérés en moyenne chaque jour, et cela devrait aller en s'amplifiant avec l'émergence des vols 'low cost' qui incite à garder son bagage en cabine", explique à LCI Yves Kerboriou, à l'origine de ce système. "Cela va du fer à cheval (!), aux boules de pétanque en passant par des drones, dont les batteries au lithium sont interdites dans les avions. Mais ce que nous recueillons le plus, ce sont des produits cosmétiques et... des couteaux".

"Vous n'imaginez pas le nombre de personnes qui se baladent avec des couteaux sur eux", renchérit Caroline David, la cofondatrice. "Il y a le petit-fils qui vient de recevoir en cadeau un Opinel, ou encore l'adepte du couteau suisse, qui ne s'en sépare jamais. Et la plupart du temps, ces passagers ne voient pas d'un très bon oeil qu'il soit jeté à la poubelle", détaille-t-elle.

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"De quoi faciliter la vie des voyageurs !"

Désormais, plus besoin de supplier l'agent de sûreté, le voyageur qui souhaite garder un objet interdit en cabine (la liste officielle est disponible sur le site de la Direction Générale de l’Aviation Civile), peut le déposer dans une Trippertybox  - contraction de "trip", voyage, et "liberty", liberté. Ces boîtes, installées pour le moment dans les différents terminaux de l'aéroport de Marseille-Provence, permettent de stocker tous les produits litigieux, avant qu'ils ne soient enregistrés et placés dans un lieu sécurisé. 

Deux solutions s'offrent ensuite au passager : après avoir reçu un numéro,  il va pouvoir se connecter au site box.tripperty.com et sélectionner la façon dont il veut récupérer son objet. Soit à l'aéroport, quand il revient, ou en se le faisant expédier à l'adresse de son choix. Mais rien de tout cela n'est gratuit. "Ce service payant  - 15 euros pour les expéditions en France, 10 euros pour le retrait à l'aéroport - va être également testé d'ici la fin de l'année à Roissy-Charles-de-Gaulle, près de Paris, histoire de voir comment ça se passe dans un gros aéroport international", lance Yves Kerboriou. 

Ces deux innovateurs ont encore deux autres services à proposer d'ici la fin de l'année : Trippertybag, qui prendra en charge les bagages des globe-trotteurs entre l’aéroport et leur hôtel, afin de profiter pleinement de son premier et dernier jour de voyage, et un système à l'intention des hôteliers afin qu'ils puissent réexpédier les objets oubliés dans les chambres d'hôtel. "De quoi faciliter la vie des voyageurs !" conclut Caroline David.

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