Règlement de comptes politiques après la manif anti-aéroport

Règlement de comptes politiques après la manif anti-aéroport

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POLITIQUE – Si tous dénoncent les violences commises samedi à Nantes par des "militants antisystème" après la manifestation contre le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, certains élus locaux PS s’en prennent aussi aux écologistes…

L’heure des comptes a sonné, après la manifestation contre le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Si les organisateurs ont recensé " entre 50 000 et 60 000" manifestants samedi dans les rues de Nantes, la préfecture en a elle dénombré 20 000. Dont "1000 manifestants radicaux prêts pour le combat, qui n’ont pu être contrôlés par les organisateurs".

Et c’est bien là que le bât blesse : ces "militants antisystème" ont saccagé une agence Vinci – concessionnaire du projet d’aéroport – rue de Strasbourg, mis à sac une agence de voyages Fram allée Brancas, ou encore incendié deux engins de chantier stationnés près du parking souterrain Vinci, à Feydeau. La ville de Nantes a également annoncé son intention de porter plainte pour les dégradations commises sur l’Hôtel de ville, tout comme la Semitan pour celles commises sur ses équipements à Commerce.

Une liste loin d’être exhaustive, qui a provoqué la colère des élus partisans du "transfert" de l’actuel aéroport Nantes-Atlantique vers Notre-Dame-des-Landes. Depuis Matignon, Jean-Marc Ayrault a ainsi "condamné avec la plus grande fermeté" des "violences inacceptables" . "Alors que [les opposants à l’aéroport du Grand Ouest] n’ont pas réussi à obtenir gain de cause sur le plan légal, ils ont choisi de porter leur combat sur un terrain intolérable : celui de la violence et des dégradations", renchérit Philippe Grosvalet, président PS du conseil général de Loire-Atlantique.

Des exactions dénoncées aussi par les élus EE-LV, opposés au projet d’aéroport, pour qui la manifestation a été "gâchée" . Des prises de position qui ont ulcéré Jacques Auxiette, qui a dénoncé "l’hypocrisie des condamnations a posteriori" de ses alliés écologistes. "Tous savent que les militants radicaux sont présent depuis des mois : la violence et les dégradations étaient non seulement prévisibles, mais certaines", fulmine le président PS du conseil régional des Pays de la Loire, qui préside aussi le syndicat mixte qui fédère les collectivités locales favorables au projet.

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