Remaniement : et si Gérard Collomb rejoignait le nouveau gouvernement Valls ?

FRANCE

POLITIQUE – Le maire de Lyon affirme "ne pas fermer la porte" à une éventuelle entrée dans l'exécutif. Une première. Il a néanmoins précisé "ne pas avoir reçu de coup de téléphone".

Jusqu'à présent, il s'était toujours montré très ferme. Depuis l'élection de François Hollande en mai 2012, Gérard Collomb ne s'est jamais avoué chaud à l'idée de rejoindre l'équipe gouvernementale de Jean-Marc Ayrault ou Manuel Valls, préférent se consacrer à sa ville à 100%. Ce lundi, après l'annonce de la démission du gouvernement , les choses ont (un peu) changé. Le sénateur-maire de Lyon s'est d'abord fendu d'un communiqué dans lequel il estime "que le président de la République et le Premier ministre ont tiré les conséquences logiques des déclarations d'Arnaud Montebourg ."

"Dans une période particulièrement difficile pour notre pays et sauf à y ajouter le trouble au trouble, il ne peut y avoir que l'affirmation d'une seule ligne politique parmi les membres du gouvernement, celle définie lors de son investiture par Manuel Valls, assure Gérard Collomb. Cette ligne on le sait, vise à répondre aux difficultés que connaît notre économie du fait de la trop faible compétitivité de nos entreprises. Il s'agit donc de restaurer leurs marges pour leur permettre d'investir à nouveau dans l'innovation et la qualité. C'est comme cela que notre pays reconquerra des parts de marché en France comme à l'international, que l'on recréera à nouveau de l'emploi, que l'on réduira le chômage et que l'on assurera des niveaux de rémunération satisfaisants."

"C'est au président et au Premier ministre de faire leur choix"

Puis, lors d'une conférence de presse, l'édile a pour la première fois expliqué "ne pas fermer la porte" à une éventuelle entrée au gouvernement. "C'est au président et au Premier ministre de faire leur choix. Jusqu'à présent, je n'avais pas vu qu'on avait besoin des compétences du maire de Lyon. Mais je n'ai pas reçu de coup de téléphone" a-t-il affirmé, se disant "prêt à aider." Reste à savoir où.

Et de conclure : "Si le modèle lyonnais peut être repris au niveau national, j’en serais content. Le modèle public-privé permet d’avoir une agglomération forte." Ce mardi en tout cas, Gérard Collomb réunira à Lyon les parlementaires socialistes réformateurs afin de contrer les "frondeurs".
 

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