Rhodes : quand les vacances à l'hôtel virent au cauchemar

FRANCE

FAIT DIVERS — Des centaines de touristes qui séjournaient dans un hôtel à Rhodes (Grèce) ont été victimes d'une intoxication, dont l'origine reste indéterminée. Ils ont décidé de constituer un collectif pour demander un dédommagement à l'hôtel, qui réfute toute responsabilité. Parmi les "naufragés" se trouve une famille toulousaine qui témoigne.

Rhodes est une petite île paradisiaque entre la Grèce et la Turquie. Sa cité médiévale, ses plages, sa mer bleu turquoise, son climat méditerranéen... Une vraie carte postale. Mais du rêve au cauchemar, il n'y a parfois qu'un pas. Quelque 500 touristes, dont 250 Français, qui séjournaient dans un hôtel 5 étoiles ont en fait l'amère expérience.

Ils ont été touchés par une intoxication dont l'origine reste pour l'heure indéterminée, qui a transformé cet établissement de luxe en “radeau de La Méduse”. Marcelle et Jean-Pierre Lacaux, un couple de Toulousains qui a déboursé 20 000 euros pour venir en vacances avec leur famille, racontent en détail dans La Dépêche du Midi leur mésaventure.

“Les gens vomissaient partout”

“Comme des centaines d'autres vacanciers, nous avons été subitement pris de vomissements et de fortes diarrhées. Ma femme a même fait un malaise au restaurant. J'ai vu des gens vomir dans les piscines, dans les couloirs… partout. C'était dantesque, pour ne pas dire apocalyptique”, raconte Jean-Pierre Lacaux, qui est d'ailleurs professeur émérite de télé-épidémiologie à l'université toulousaine Paul-Sabatier.

“Si vous regardiez à 360° autour de vous, vous voyiez trois ou quatre personnes, dans l'hôtel, à l'extérieur, dans la piscine…” poursuit le Toulousain au micro d'Europe1 . En dépit de la mise en place d'un plan sanitaire pour améliorer l'hygiène, la contagion a continué ses ravages. Tout le monde y est passé ou presque : les touristes, les animateurs et le personnel de l'hôtel. Résultat : les clients, excédés, ont décidé de constituer un collectif (qui regroupe environ 150 familles) pour défendre leurs droits car l'établissement leur a assuré que ni l'eau ni la nourriture n'étaient en cause. La direction du complexe hôtelier s'est défendue en arguant que “l'île de Rhodes [était] actuellement touchée par un virus qui se trouve dans l'air”.

Un dédommagement proposé par le voyagiste

FRAM, qui commercialise des séjours dans cet hôtel, a fait savoir qu'il allait proposer un dédommagement, sous la forme d'un avoir de 15 %, pour les clients tombés malades. “Dans 6 hôtels de l'île, il y a une espèce d'épidémie qui a débuté la semaine dernière. Il n'y a eu aucun malade grave ni aucune hospitalisation parmi eux et aucun nouveau cas n'a été recensé cette semaine”, a assuré un porte-parole du groupe.

Selon le voyagiste, “l'hôtel Lindos Imperial a fait faire de premières analyses sur 4 points d'eau stratégiques. Les premiers résultats du laboratoire d'Athènes se sont révélés négatifs”. FRAM attend désormais les résultats d'analyses complémentaires, effectuées par un laboratoire allemand.

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