Rhône : la mosquée d'Oullins porte plainte contre un fidèle fondamentaliste

Rhône : la mosquée d'Oullins porte plainte contre un fidèle fondamentaliste

PROCES - Le tribunal de police de Lyon examinait mercredi une affaire délicate. La mosquée d'Oullins entendait dénoncer le comportement d'un fidèle jugé dangereux. Elle l'accusait d'avoir tenté d'embrigader des jeunes.

La mosquée ne tolérait plus ses provocations. Un homme a été jugé ce mercredi, à Lyon, pour avoir perturbé les prêches de la mosquée de Oullins dans le Rhône. En effet selon des informations du quotidien régional Le Progrès , les autorités musulmanes ont porté plainte pour dénoncer un comportement contraire à la foi musulmane et une influence néfaste sur les autres fidèles.
En effet l'homme aurait prôné une lecture salafiste de l’islam, en contestant l’imam en place et en allant jusqu’à organiser des prières à l’écart.

Mais lors de l'audience, les responsables de la mosquée ont porté des accusations encore plus graves en décrivant ce fidèle comme agressif, et en avançant qu'il aurait proféré des menaces et cherché à "embrigader" plusieurs jeunes gens. "Un comportement fermé, complètement contraire à l’ouverture d’esprit prôné par notre religion", selon Ahmed Belhay, président de l’association islamique d’Oullins.

"J'ai mon opinion ça les dérange : je l'assume"

Toujours selon le quotidien, les autorités religieuses se seraient alarmées lorsque le prévenu a demandé à obtenir des attestations de "bons musulmans", destinées à envoyer des jeunes au Moyen-Orient. En d'autres termes,  elles auraient craint la mise en place d'une filière aux motivations douteuses, voire dangereuses.

Appelé à la barre pour se défendre, le prévenu de 51 ans n'a pas nié une pratique fondamentaliste de sa religion mais a vivement contesté toute forme de menace proférée à l'encontre de quiconque. Il a résumé la situation dans ces termes : "J’ai mon opinion, ça les dérange, je l’assume."

"Une vague sans précédent" de groupes salafistes dans les mosquées de la Région"

Devant cette délicate affaire, le procureur de la République a souligné ne pas vouloir "rentrer dans un débat de religion" en estimant toutefois qu’il y avait bien eu "volonté d’empêcher l’exercice d’un culte". Il a requis pour cela 1 500 € d’amende, dont 500 avec sursis "en gage d’apaisement". Le tribunal rendra sa décision le 27 mai. Un jugement très attendu par les autorités musulmanes, selon les informations du Progrès, qui se disent aujourd'hui confrontées à "une vague sans précédent"de groupes salafistes dans les mosquées de la région.
 

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