Rhône : une élue FN s'oppose à une exposition contre le cancer du sein

Rhône : une élue FN s'oppose à une exposition contre le cancer du sein

L'exposition Vénus qui a pour objet de sensibiliser au dépistage du cancer du sein n'est pas du goût de la conseillère municipale FN de Villeurbanne, Béatrice Branksa-Farille. Elle estime que le projet est "voyeuriste" et "sexiste". Attaquée de toutes parts, y compris dans son propre camp politique, elle s'en défend.

A Villeurbanne, l’affaire tourne au vinaigre pour l'élue FN Béactrice Branksa-Farille. Sous le feu des critiques pour son opposition à l’attribution en conseil municipal d’une subvention accordée à l’association Spacejunk, qui organise une exposition pour sensibiliser sur le cancer du sein intitulée  Venus7 , la conseillère municipale, jointe par metronews, persiste et signe.

"Voyeurisme"

Dans un projet dédié à la sensibilisation contre le dépistage du sein, l’association Spacejunk a choisi de diffuser des photos de seins de femmes de tous les âges "dans une vingtaine de lieux, comme dans des hôpitaux ou des centres sociaux", explique le président de Spacejunk, Jérôme Catz. 

Lors du dernier conseil municipal, la question de la subvention du projet est mise sur la table. Si l’ensemble des conseillers municipaux ont consenti à verser la subvention promise de 2500 euros, les quatre élus frontistes qui y siègent, sont montés au créneau pour montrer leur désapprobation. C’est Béatrice Branksa-Farille qui s’est chargée d’endosser le rôle de porte-voix des doléances frontistes. La volonté "d’exhiber les seins nus de femmes en bonne santé passe plutôt pour du voyeurisme que pour une incitation au dépistage d'une maladie", estime-t-elle auprès de metronews. 

"Le moralisme excessif n’est pas une solution"

Elle ajoute que "le projet Vénus 7 est complètement dépourvu de pédagogie". Enfin, point final de son courroux, la vision sexiste qu'incarne ce projet. Dans son coup de gueule, elle milite également pour "la démystification de l’inégalité homme-femme, pour exprimer un ras-le-bol, de l’exploitation du corps de la femme en tout lieu". Avant d’ajouter une question pour le moins osée, qui avait pour but de "marquer les esprits": "A-t-on entendu parler, par exemple, des ateliers de jonglerie de testicules, en vue du dépistage du cancer des testicules ?"

De son côté Gabriel Robin, secrétaire général du collectif culture FN au niveau national, a eu vent de cette histoire. Comme il l’a répété à metronews, il se désolidarise de l’élue en réaffirmant ce qu'il avait confié au Lab d'Europe 1   : "Elle a fait preuve d’un excès de pudibonderie". "Le moralisme excessif n’est pas une solution", ajoute Gabriel Robin qui soutient cette exposition "comme une cause juste". 

Droit de réponse

Pour Béatrice Branksa-Farille, ses propos lors du conseil municipal ont été partiellement sélectionnés par le journal local Le Progrès   pour la discréditer. 

Toujours est-il que l’élue frontiste fourbit ses armes et envisage prochainement selon nos informations, un droit de réponse dans ledit journal. Lancé en 2010 à Lyon, le projet Vénus qui propose cette année sa septième édition, n’avait encore jamais connu quelque opposition que ce soit au sujet de leur projet artistique, assure pour sa part Jérôme Catz. 

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