Rives de Saône : le parking de la polémique

Rives de Saône : le parking de la polémique

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URBANISME – Le projet des "terrasses de la presqu’île" a été présenté ce lundi. Mais la construction du nouveau parking Saint-Antoine et la démolition de l’actuel font débat.

Un îlot de verdure au cœur de la ville. Voilà comment sont qualifiées les "terrasses de la presqu’île", présentées ce lundi par le Grand Lyon. Sur une surface de cinq hectares - du pont de la Feuillée au pont Bonaparte – le projet entre dans le cadre de l’aménagement des rives de Saône et représente un coût de 24 millions d’euros pour une livraison fin 2019. "Les places Saint-Nizier et d’Albon seront également requalifiées et laisseront davantage de place aux piétons, précise Jean-Michel Wilmotte, l’architecte en charge du projet. La promenade du quai haut, où il y a le marché, sera aussi réaménagée afin d’attirer de nouveaux chalands."

Mais l'essentiel du projet concerne sans doute le parking Saint-Antoine. Un parking souterrain de cinq étages remplacera l’actuel parc de stationnement, lequel deviendra alors un vaste espace public dédié à la détente et aux jeux. Le nouvel édifice comportera le même nombre de places (800) et ne sera, lui, pas inondable. Mais les travaux, qui doivent commencer en mai prochain pour s’achever fin 2016, inquiètent certains commerçants.

Recours en justice

"Le chantier va générer une baisse du chiffre d'affaires pour les commerçants qui sont à proximité immédiate. Et puisque la place d’Albon sera neutralisée lors des travaux, on ne peut qu’imaginer la fermeture des commerces qui se trouvent sur la place, estime Bruno Richard, de l’’association Parking Saint-Antoine.’ Par ailleurs, compte tenu du contexte historique de la presqu’île, des trouvailles peuvent être faites et cela pourrait retarder la durée du chantier…"

Deux recours ont été déposés devant le tribunal administratif par les opposants au projet, mais cela ne semble pas inquiéter plus que cela le Grand Lyon. "Ils ne sont pas très sérieux. Je ne pense pas que leurs arguments puissent nous handicaper pour le calendrier", répond Gilles Buna, en charge de l’urbanisme et du cadre de vie à la communauté urbaine.
 

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