Rod Fanni : "j’ai toujours la flamme de l’OM"

Rod Fanni : "j’ai toujours la flamme de l’OM"

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FOOTBALL - Malgré une seconde partie de saison poussive, le défenseur de l’Olympique de Marseille Rod Fanni affiche ses ambitions pour le titre de champion de France. A 33 ans, il vit peut-être sa dernière saison avec l’OM. L’occasion de faire le point avec lui sur le club et son parcours.

Depuis la reprise, l’OM marque le pas avec aucune victoire à l’extérieur. Qu’est-ce qui cloche ?
Je vous rassure, le moral n’est pas mauvais… il est bon ! C’est juste qu’on se gâche la vie sur des bêtises en manquant parfois de concentration. En ressortant de certains matches on a l’impression d’avoir mal joué alors que nos statistiques sur le terrain sont bonnes.

Cela dit, Steve Mandanda, votre capitaine, disait dernièrement qu’il y a une forme de fragilité dans le moral des troupes. Est-ce le cas ?
Je n’irai pas jusque-là. Il nous arrive de douter sur certains détails c’est vrai. Ça ne tient qu’à nous. On ressent plutôt une certaine force en général, mais parfois, tout bascule.

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Un choc vous attend dimanche à Saint-Etienne . Un gros challenge pour resserrer les boulons ?
C’est le genre de match idéal pour booster la dynamique du groupe. C’est un super-détonateur. En gagnant une confrontation comme celle-là, nous enverrions un message fort à nos adversaires. Il nous faut prouver que ce que nous avons accompli durant la première partie de saison n’était pas qu’un coup d’éclat et que nous sommes des conquérants.

Le dernier titre de l’OM remonte à 2010. Vous n’étiez pas encore au club. Est-ce un objectif à titre personnel ?
Gagner mon premier titre avec l’OM me permettrait de boucler la boucle. Je suis ici pour ça, pas pour jouer le milieu de tableau. En plus, nos adversaires directs n’impriment pas une grosse cadence, tout reste possible mais il ne faut pas être euphorique. Tout peut aller très vite.

Vous en êtes l’illustration : l’été dernier vous n’étiez pas dans les plans de l’entraîneur. Vous êtes maintenant titulaire en défense centrale...
J’ai eu la chance à un moment donné de pouvoir m’exprimer sportivement. J’ai pu faire mes preuves et montrer à l’entraîneur que tout ce qui était dit sur moi était faux. C’est là que mon expérience professionnelle m’a servi pour me sortir de là. J’ai su courber l’échine en attendant le bon moment. Le talent, la force mentale c’est une chose, mais il faut savoir compter sur la chance et le coach m’a fait confiance.

Est-ce que cette mise à l’écart a compliqué vos rapports avec Marcelo Bielsa ?
Entre nous ça a démarré très difficilement à cause des on-dit sur moi. Au début il n’y avait tout simplement aucune communication. Aujourd’hui, nous avons une bonne relation, une bonne entente de joueur à coach. Il y a du respect mais il y a des rires aussi.

"Les altercations avec la direction m'ont blessé"

Vous jouez depuis quatre ans à l’OM, est-ce un concours de circonstances ou un réel attachement ?
C’est un choix à la base. J’ai toujours eu envie de jouer à l’étranger. L’OM, c’était le seul club français qui pouvait me retenir. Quand j’étais gamin c’est l’équipe que j’admirais. J’étais destiné à jouer ici. A 5 ou 6 reprises au cours de ma carrière à Martigues, mon transfert a été évoqué. J’ai commencé par me dire que ça n’allait jamais se faire et puis la blessure fin 2010 d’ Azpilicueta (alors latéral droit, poste initial de Rod Fanni) a accéléré les choses. En regardant en arrière, je me dis que c’était écrit.

Votre contrat avec l’OM s’arrête en juin prochain. Quel est votre projet, votre ambition ?
C’est simple, si on a besoin de moi ici, je reste et, à l’inverse, je partirai. Si je dois finir ma carrière ici, tant mieux, c’est le club de mon cœur. J’ai toujours la flamme de l’OM. Ce genre de choses peut me retenir. Au contraire d’autres m’ont blessé comme mes altercations avec la direction la saison dernière ou ma mise à l’écart à l’intersaison. Mais bon, je suis pro, je ne mélange pas le sportif et le personnel. Je suis préparé aux différents cas de figure et on verra bien ce qui se passe d’ici au mois de juin.
 

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