Rosé : les vignerons provençaux dans les starting-blocks

FRANCE
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CONSOMMATION – Depuis lundi, les premières vendanges ont commencé dans les coteaux de Provence. Une période cruciale pour les viticulteurs de la région, leaders sur le marché du rosé, comme nous l’explique Jean-Jacques Bréban, le président du Conseil interprofessionnel des vins de Provence.

Comment s’annoncent les vendanges pour cette année ?
D’une façon générale, ça se présente bien d’un point de vue quantitatif. Nous devrions être dans la moyenne des deux dernières années, avec 980 000 hectolitres. Ce ne sera pas pléthorique car on a eu de la pluie au mois de juillet. Mais l’avantage, avec le mistral, c’est que nous n’avons pas eu de maladie, car le vent sèche les feuilles et évite les maladies. Là, il manque encore un peu de soleil pour le raisin avant qu’on le ramasse.

Quelle est la clé pour des vendanges réussies ?
Il faut bien choisir le moment de la cueillette, c’est primordial ! Lorsque le raisin est bien mûr, les vins sont plus chaleureux, il y a plus d’arômes. Il faut vraiment vendanger au bon moment. Tous les jours, il y a des prélèvements que l’on rapporte au laboratoire pour voir le taux de sucre et d’acidité. Dès que l’équilibre est bon, les vendanges peuvent commencer.

Avec un marché du vin rosé en plein boom, comment préserve-t-on la qualité ?
Il faut maintenir la notoriété acquise en quinze ans. Grâce à une approche plus scientifique avec le centre de recherche de Vidauban , le travail porte ses fruits, notamment pour l’élaboration des arômes d’agrumes. Nos consommateurs se sont diversifiés. Il faut maintenir le niveau de qualité car d’autres régions viticoles commencent à faire du rosé. Quand on est leader, le défi c’est de le rester.

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