Rythmes scolaires à Marseille : les activités désormais payantes

Rythmes scolaires à Marseille : les activités désormais payantes

DirectLCI
EDUCATION – Lors du prochain conseil municipal lundi, la mairie de Marseille va proposer un nouvel aménagement des activités périscolaires qui deviendront payantes à la rentrée prochaine.

La première mouture des rythmes scolaires à Marseille vous a déplu ? Ça tombe bien, la mairie ne l'aimait pas non plus. Après plusieurs mois de débats et de tensions avec les parents, l’adjointe à l’Education, Danièle Casanova, va proposer lundi au vote du conseil municipal un nouvel aménagement des 3 heures d’activités périscolaires pour la rentrée de septembre 2015.

LIRE AUSSI >>> Le casse tête des rythmes scolaires à Marseille

Finies les animations le vendredi après-midi, la mairie souhaite les décaler en semaine. "Pédagogiquement, ce n’était pas la bonne solution, indique l’élue. Du vendredi matin au lundi matin, les enfants passaient 61 heures sans faire cours, c’est trop long. La coupure est trop importante". 

Réparties en secteur (IIème et IIIème arrondissements, par exemple), les écoles auront leurs activités périscolaires le mardi ou le jeudi après-midi. Avantage pour la mairie : un animateur travaillant sur un secteur travaillera sur ces deux journées. "Ils auront ainsi un vrai contrat", se félicite Danièle Casanova, consciente d’en diviser le nombre par deux. Avec l’ancien système, 3000 animateurs étaient nécessaires pour assurer les activités dans les 445 écoles le vendredi.

Des activités payantes

L’autre grand changement de ces aménagements concerne le tarif des activités périscolaires. La gratuité totale, c’est terminé. Il vous en coûtera désormais 2 euros par enfant et par animation, soit 80 euros par an. "Choquant", dénonce le Parti socialiste. "Le financement est difficile pour toutes les communes, mais 80 % d'entres elles maintiennent la gratuité", pointe Séverine Gil de la coordination Parents 13.

Pour sa défense, la mairie indique qu’un demi-tarif sera appliqué aux ménages les plus modestes (soit 21 000 enfants) et une gratuité pour les plus fragiles (environ 1600). Pour les autres, il faudra payer, car "les aides de l’Etat pour les activités baissent", souligne la municipalité. Pas sûr que l’argument convaincra les parents et les encouragera à inscrire leurs enfants.

"Il y aura un impact sur la fréquentation", prévient Séverine Gil. "Ceux qui pourront paieront, les autres non et ça aura un impact sur la mixité à l'école". Sur les 74 000 écoliers Marseillais, seuls 30 000 participent actuellement aux activités périscolaires le vendredi.

LIRE AUSSI >>> Rythmes scolaires : "je pense partir de Marseille"

Sur le même sujet

Lire et commenter