Rythmes scolaires à Nice : ristourne et polémique

FRANCE

EDUCATION – Le maire de Nice annonce une réduction de 50% sur le tarif des activités périscolaires pour les familles modestes. L'opposition de gauche et la FCPE réclament la gratuité.

A la veille de la rentrée des classes pour les 29.000 écoliers niçois, la polémique fait rage. Farouchement opposé à la réforme du rythme scolaire à l'école primaire, qui nécessite la mise en place de nouvelles activités "périscolaires", le maire vient de faire un geste en direction des parents. "Pour limiter au maximum l’impact sur le pouvoir d’achat des familles, j’ai décidé de proposer un tarif réduit à 7,50 euros par mois (au lieu de 15 euros, ndlr) pour les familles ayant un quotient familial ne dépassant pas 600 euros".

Les activités périscolaires à moitié prix pour les plus modestes, c'est encore insuffisant pour le PS et les parents d'élèves de la FCPE. "Le tarif est exorbitant, affirme Céline Vaillant, la secrétaire générale de la FCPE 06. Nous réclamons la gratuité, comme cela se fait presque partout ailleurs. La réduction basée sur le même quotient familial que les cantines scolaires est insuffisante, des familles en difficulté n'y auront pas droit et elles vont devoir renoncer aux activités périscolaires."

La ville vend le logement de la rectrice

"Si demain nous décidions de réaliser gratuitement toutes les activités périscolaires liées à la réforme, le coût serait de presque 7 millions d'euros pour la ville", affirme-t-on du côté de la mairie. Un surcoût qui nécessiterait d'augmenter les impôts, selon Christian Estrosi, qui s'est engagé à ne jamais le faire durant son deuxième mandat.

La ville va plutôt vendre une propriété, la villa Béluga, qui n'est autre que le logement de fonction du recteur de l'académie de Nice ! Une "provocation", selon le chef de file de l'opposition du gauche, Patrick Allemand, qui estime que "c'est par la baisse des dépenses de communication que Christian Estrosi doit financer les temps d'accueil périscolaire".

Pour la FCPE, "le financement est une question de choix politique : le maire peut faire mettre plus d'amendes pour les déjections canines ou supprimer un feu d'artifice. Il choisit de ne pas mettre la priorité sur les enfants". La fédération de parents d'élèves envisage des actions symboliques à la fin de la semaine.

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