Rythmes scolaires : des maires du Nord organisent la résistance

FRANCE
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EDUCATION – De plus en plus de maires nordistes organisent des consultations ou votent des délibérations contre l'instauration de la réforme des rythmes scolaires. Certains édiles de gauche ne cachent pas leur hostilité. Tour d'horizon.

Alors que la réforme des rythmes scolaires doit entrer en vigueur à la rentrée 2014, de plus en plus de maires nordistes tentent de la contrecarrer. En septembre dernier, seules 96 communes sur 597 du département s'étaient lancées dans l'aventure (soit 20 % des élèves). En cause, une organisation des activités périscolaires trop onéreuses, des difficultés de recrutement ou encore d'infrastructures.

Les assouplissements annoncés par le nouveau ministre de l'Education nationale, Benoît Hamon, donnent aux maires jusqu'au 6 juin pour rendre leurs projets. Pas de quoi calmer la fronde. A l'image du nouveau maire (UMP) de Tourcoing, Gérald Darmanin, qui en appelle directement à ses administrés. La semaine dernière, un conseil municipal extraordinaire a abouti à l'organisation d'une "large consultation".

Une facture de 14 millions d’euros

"Cette politique coûterait près de 14 millions d’euros aux Tourquennois, sans que le financement n’ait été prévu dans les années à venir, indique-t-il. Etant donné qu’il nous est impossible d’organiser un référendum en si peu de temps, c’est donc sous forme de courriers que nous solliciterons l’avis des habitants".

A Halluin, le maire (UMP) a aussi fait voter, mardi, une délibération dans ce sens. A Wavrin, le maire (divers droite) va aussi demander l'avis à ses administrés. A Calais, la maire (UMP), Natacha Bouchart, a déclaré publiquement qu'elle n'appliquerait pas la réforme à la rentrée. Un positionnement tranché suivi par le maire (UMP) de Haumont.

A gauche, si la maire de Lille, Martine Aubry, a déjà préparé son plan pour la rentrée 2014 (les élèves travailleront le samedi matin), d'autres édiles de sa famille politique sont moins pressés. C'est le cas du nouveau maire (divers gauche) de Dunkerque, Patrice Vergriete, qui a demandé un délai supplémentaire de "six à huit mois". Dans la région de Calais, d'autres élus classés à gauche ont décidé de rejoindre la fronde menée par... Natacha Bouchart.

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