Saint-Béat : l'ex-mineur veut devenir maire du village inondé

Saint-Béat : l'ex-mineur veut devenir maire du village inondé

France
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MUNICIPALES – Alain Frisoni, ancien mineur dans l'est de la France se présente aux élections municipales à Saint Béat. Le candidat a des projets bien précis pour relancer le village sinistré par les inondations de juin 2013.

Epaules carrées, longue chevelure et moustaches grisonnantes. Alain Grisoni promène depuis quelques mois son physique de rugbyman sur toutes les manifestations en soutien aux sinistrés des inondations entre Saint-Béat et Fos.

Déblayer des maisons ou interpeller le préfet pour accélérer les procédures d'indemnisations, il est de tous les combats  aux côtés des habitants. Dans quelques semaines c'est une autre bataille qu'il va mener : celle qui pourrait l'amener à revêtir l'écharpe tricolore de maire de Saint Béat.

"Pas du genre à rester devant la télévision"

"Même sans les inondations de juin je me serai quand même présenté aux élections municipales. Les problématiques d'urbanisme et économiques restent les mêmes ", confie cet ancien mineur lorrain arrivé dans les Pyrénées dans les années 90 après la fermeture de sa mine près du Luxembourg. Les crues des 18 et 19 juin 2013 et les millions d'euros de dégâts occasionnés ont conforté son choix. "Je ne suis pas du genre à rester chez moi devant la télévision en attendant que ça se passe".

Sécuriser la Garonne et reconstruire les deux campings

Agent de maîtrise dans une carrière souterraine, à 59 ans ce père de famille divorcé, a monté avec dix autres personnes la liste "Ensemble pour l'avenir de Saint Béat". Et avance déjà quelques idées fortes pour que le village d'à peine 400 habitants sorte du marasme dans lequel les crues intervenues il y a huit mois l'ont plongé. Sécuriser le lit de la Garonne, reconstruire les deux campings et relancer l'économie du village.

Il espère un coup de pouce de l'Etat pour passer ce cap difficile et compte s'appuyer sur les atouts de la vallée qui mène à l'Espagne : la station de ski du Mourtis et le marbre qui fait la renommée de Saint Béat depuis l'antiquité. Car ébloui par la beauté du site quand il est arrivé de sa Lorraine natale il y a plus de vingt ans, Alain Frisoni n'aspire qu'à une chose : "Redorer le blason du village pour que les gens reviennent à Saint Béat".  

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