Saint Béat : un an après les inondations l'inquiétude reste palpable

Saint Béat : un an après les inondations l'inquiétude reste palpable

INONDATIONS – Douze mois après les crues des 18 et 19 juin 2013, les habitants de la vallée de la Garonne entre Saint Béat et Fos sont toujours inquiets. Si les longs travaux de reconstruction des maisons et commerces est entamé, l'aménagement de la Garonne suscite toujours autant d'inquiétude.

Un an après les inondations de juin 2013 Saint Béat panse encore ses plaies. Alors qu'ils s'apprêtent à manifester mercredi matin dans le village, les habitants de la vallée de la Garonne sont en colère.

" En un an rien n'a bougé, on a le sentiment d'être abandonnés", résume Alain Frisoni, le nouveau maire de la commune. L'ancien mineur lorrain qui a contribué à la création de l'association "Sauvons Saint Béat" après les crues de juin 2013 dresse un constat amer. "Il a fallu se battre pour être indemnisés et de son côté l'Etat refuse de mettre la main à la poche".

Pas d'aménagement de la Garonne

Car l'absence de travaux conséquents pour aménager la Garonne inquiète les habitants de la vallée. D'autant qu'en amont du côté espagnol, d'importants chantiers de canalisation du fleuve ont été menés. "S'il y a de nouveaux orages en Espagne c'est nous qui allons trinquer", pronostique l'élu.

Dans la principale rue du village, traversée quotidiennement par des dizaines de camions, quelques commerces ont rouvert. "Les assurances nous ont remboursé il y a peu de temps, le salon va bientôt rouvrir, on voit le bout du tunnel", explique Michèle André une des deux coiffeuses du village installée dans un local provisoire. Mais quand elle regarde la Garonne qui traverse la commune elle s'inquiète. "Le lit du fleuve a changé et doit être sécurisé, même si on se dit qu'une telle crue n'arrivera pas deux fois, la crainte est là", constate-t-elle.

Les deux campings de Saint Béat définitivement fermés

En face, le responsable de la supérette finalise la prochaine ouverture de son magasin. "On a passé dix mois dans des préfabriqués c'est long", lance Frédéric Valot, le gérant de l'enseigne Vival. "Ce qui m'inquiète est que rien n'a été fait sur la Garonne, si je suis à nouveau sinistré je n'aurai pas de seconde chance!".

Une seconde chance que Louis Bron, le patron du camping Thei Garonnette, n'a pas eue. Le terrain ouvert il y a 35 ans et situé en bordure de la Garonne a été dévasté par la crue: pire, huit mois après les inondations, Louis Bron a reçu un avis de fermeture définitive.

"Il n'y a pas eu d'alternative, on ne m'a pas laissé le choix", regrette le commerçant en négociation avec l'Etat pour être indemnisés et ouvrir un nouvel emplacement dans le village. "Dès que la Garonne est en préalerte comme au début du mois, les gens sont inquiets!" A Saint-Béat la page est loin d'être tournée.

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