Samia Ghali dans une téléréalité sur D8 : "Je suis une personne de terrain"

FRANCE

POLITIQUE - Hier, Samia Ghali s'est faite vertement tancer par Jean-Marc Coppola (PC) et Henri Jibrayel (PS) pour avoir participé à une émission de téléréalité sur D8. La sénatrice-maire des 15 et 16e arrondissement de Marseille leur répond aujourd'hui. Sans les ménager.

Ça boxe à gauche. Samia Ghali n’a pas du tout apprécié que Jean-Marc Coppola, vice-président communiste de la région Paca, critique vertement sa participation à une émission de téléréalité. "Ceux qui me donnent des leçons ne brillent pas par leur présence sur le terrain", a rétorqué mercredi l'élu des 15e et 16e arrondissements de Marseille.

La veille, le communiste avait affirmé: "A l’heure du dépôt de bilan de la SNCM, certains élus font les clowns, en participant au tournage d’une émission télévisée de bas étage. Mais quand on s’est rendue célèbre de manière aussi surréaliste qu’en réclamant l’intervention de l’armée dans les cités, on n’est plus à une intervention ridicule près !"

"Je veux bien prendre des leçons mais il faut que le professeur soit bon"

C’est la phrase de trop pour sa "camarade" socialiste : "Pour ma part, je n’ai jamais changé de département pour me faire élire, je suis une personne de terrain. Aux régionales, Monsieur Coppola a été placé sur une liste dans le Vaucluse pour être sûr d’être élu", déclare-t-elle à metronews. Et Samia Ghali de compléter : "Alors je veux bien prendre des leçons mais il faut que le professeur soit bon."

S’adressant aussi au député PS de Marseille Henri Jibrayel, qui a également critiqué sa participation à cette émission, la candidate malheureuse aux primaires socialistes a conclu : "Au lieu de faire ceux qui savent, ils feraient mieux de la faire vivre, la politique !"

Courant 2015, la chaîne D8 diffusera un documentaire de téléréalité où des hommes et femmes politiques se font passer pour des citoyens lambda afin de montrer les difficultés du quotidien. Une émission à laquelle participe la sénatrice-maire de Marseille  : pendant une demi-journée, elle s’est fait passer pour une mère isolée gagnant le Smic, et à la recherche d’un appartement.

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