Séisme politique à Grenoble : les Verts en tête

Séisme politique à Grenoble : les Verts en tête

DirectLCI
SURPRISE - Qui prendra le fauteuil de Michel Destot à la mairie de Grenoble ? Après 19 années de règne socialiste, le 1er tour a laissé place à une surprise de taille avec l’arrivée en tête de la coalition EELV / Parti de Gauche (PG), menée par Eric Piolle, avec 29,41% des voix. Une quadrangulaire avec le PS, l'UMP et le FN se présente.

Bien ancrés dans la ville, les écologistes ne rêvaient que d’une chose : faire de la capitale des Alpes le berceau d’une alternative au Parti Socialiste (PS). "Un pari réussi", se réjouit Eric Piolle, candidat commun pour EELV et le Parti de Gauche (PG), désormais en position de force pour négocier une liste commune pour le second tour avec son adversaire, Jérôme Safar.

L'ancien adjoint de Michel Destot et chef de file d’une liste PS-PCF-PRG ("Aimer Grenoble pour vous") a en effet surpris en se classant deuxième avec 25,31 % des voix. "Tout est possible", a décrété Jérôme Safar à propos de la possibilité d'une fusion de sa liste avec les Verts. Pour autant, le candidat PS, qui a reconnu "avoir pris un coup sur la tête", affirme qu’il doit avant tout réunir son équipe pour envisager les possibilités qui s’offrent à lui pour le second tour. "La seule chose qui m’importe est de savoir comment on met en place la Métropole", a affirmé le dauphin de Michel Destot, précisant que le seul risque qu’il ne prendra pas "est de faire passer la municipalité à droite".

Le choc des droites

Alors que beaucoup l’annonçaient plombé par la présence sur sa liste d’Alain Carignon, ancien-maire de Grenoble condamné en 1995 pour corruption, le candidat de l’UMP-UDI, Matthieu Chamussy ("Croire en Grenoble"), se hisserait tout de même la troisième place avec près de 20,86 % des voix. Il croit encore à la surprise du second tour : "Alors qu’on avait prédit des écarts de 15 points, on voit bien qu’il y a en réalité trois blocs qui n’ont que quelques points d’écart", affirmait à metronews Matthieu Chamussy. Avec un taux d’abstention qui s'établit à 47,60 %, il estime qu'il lui reste encore une réserve de voix importante pour le second tour.

L’autre surprise de ce scrutin ? La montée du FN, qui, se qualifie pour le second tour avec 12,56 % des voix. Sa candidate, Mireille d'Ornano ("Grenoble Bleu Marine"), pourrait ainsi revenir siéger sur les bancs du conseil municipal de Grenoble après 19 ans d’absence…

Le grand perdant de cette élection est le centre, mené par l’ancien adjoint de Michel Destot, Philippe de Longevialle ("Imagine Grenoble"), qui ne récolte pas les 10 % des voix nécessaires (4,51 %) pour se maintenir au second tour. D’après les premiers résultats, le taux de participation à Grenoble a atteint 52,40 %, contre 53 % en 2008. Les échanges promettent d'être vifs d'ici le dépôt des candidatures pour le second tour, prévu mardi soir en préfecture. Des fusions de listes sont bien entendu envisageables.

Plus d'articles