Serge Charnay devant la justice pour soustraction d'enfant ce mardi

Serge Charnay devant la justice pour soustraction d'enfant ce mardi

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JUSTICE - Le "papa perché", qui s’était retranché l’an dernier en haut de la grue jaune de Nantes, pour demander à voir son fils, a été mis en garde à vue hier, pour enlèvement d’enfant. Il passe ce mardi en comparution immédiate.

Un éternel recommencement ? Serge Charnay, le "papa perché", qui s’était fait connaître l’an dernier en grimpant en haut de la grue jaune de Nantes pour réclamer la garde de son fils, doit être présenté en comparution immédiate à Nantes ce mardi. Il est jugé pour soustraction d’enfant. Ce père de 43 ans a été arrêté dans le Puy-de-Dôme hier dimanche, en compagnie de Benoît, 7 ans et placé en garde à vue.

Samedi dernier en effet, à l'occasion d'un droit de visite, il n’a pas ramené son fils à sa mère, qui a donné l'alerte. Les policiers les ont rapidement retrouvés et ramenés à Nantes, où ils sont domiciliés.

Toujours militant

Avant sa mise en lumière médiatique, en février 2013, alors qu’il était resté trois jours et trois nuits en haut de la grue Titan sur l’île de Nantes, Serge Charnay s’était déjà rendu coupable de deux soustractions de son petit garçon. La première, en janvier 2010, avait duré 15 jours. La seconde, mi-2011, avait duré deux mois et demi. A chaque fois, les forces de l’ordre y avaient mis un terme.

Avec son coup d’éclat à Nantes, Serge Charnay avait voulu revendiquer l'égalité des pères et des mères en termes de garde d'enfant en cas de séparation. Son geste a été ensuite imité à plusieurs reprises un peu partout en France. Son droit de visite progressif avait été rétabli en juin 2013. Serge Charnay avait ainsi pu voir son fils à deux reprises, tout en déplorant la forme : "Voir son enfant entre quatre murs, et devoir prouver à tous qu’on est un bon père… C’est abominable", expliquait-il à l’époque. "Mais je n’ai pas le choix : il faut en passer par là, c’est la seule solution offerte."

Par la suite, entre septembre et octobre, Serge Charnay avait annulé trois rendez-vous avec son petit garçon. Il avait en revanche continué ses actions militantes. En novembre dernier, il a ainsi été condamné à trois mois de prison avec sursis : fin octobre, il était resté perché pendant deux jours à l’intérieur du tribunal de Nantes, avec un sifflet, perturbant le déroulement des audiences.
 

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