SITL est placée en redressement judiciaire

SITL est placée en redressement judiciaire

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SOCIAL – La société SITL, ex-usine du groupe Fagor Brandt, a été placée ce jeudi en redressement judiciaire avec une période d'observation de six mois.

L'espoir est de retour chez les employés de la société SITL –plus de 400 salariés–, ex-usine du groupe Fagor-Brandt. "C'est un soulagement, mais nous serons vraiment rassurés quand nous aurons l'assurance d'un redémarrage de l'ensemble des activités et en particulier celle des lave-linge, qui emploie plus de 300 salariés", a indiqué un membre de l'intersyndicale à l'issue de l'audience au tribunal de commerce de Lyon.

SITL a été placée ce jeudi en redressement judiciaire avec une période d'observation de six mois, durant laquelle l'Etat soutiendra la recherche de repreneurs. Le ministère du Redressement productif a par ailleurs "demandé au préfet du Rhône de recevoir les organisations syndicales pour leur faire part des processus en cours et ouvrir une cellule de reclassement par départ volontaire".

Salaires de décembre non payés

Selon le syndicaliste, la période de chômage partiel, qui concerne une grande majorité des salariés depuis le mois d'octobre, a été prolongée "jusqu'au 17 janvier". Un comité d'entreprise doit se tenir vendredi matin. Vendredi dernier, le dirigeant de l'entreprise, Pierre Millet, avait déposé une déclaration de cessation de paiement au tribunal de commerce, dans l'espoir d'un redressement judiciaire.

La situation était devenue critique pour SITL, qui, en plus de la fabrication de lave-linge, s'était lancée dans la construction de voitures électriques. Elle avait signalé mi-décembre n'être pas en mesure de payer les salaires de décembre .

La direction de l'ex-usine lyonnaise de Fagor Brandt, placée début novembre en redressement judiciaire, avait dit avoir "espéré" que les 10 millions d'euros d'aide de l'Etat au groupe "auraient permis de redémarrer l'ensemble des activités".

La Société d'Innovation et de Technologie a été créée en avril 2011 par l'industriel Pierre Millet. Il avait racheté l'usine au groupe Fagor Brandt, branche française de la société espagnole Fagor Electrodomesticos, pour la réindustrialiser et développer de nouvelles activités –notamment la production de véhicules utilitaires 100% électriques– afin de remplacer progressivement la fabrication des lave-linge.

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