SITL (ex-Fagor) : aucune offre recevable à deux jours du verdict

SITL (ex-Fagor) : aucune offre recevable à deux jours du verdict

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SOCIAL – Mercredi, le tribunal de commerce de Lyon prononcera peut-être la liquidation judiciaire de l'entreprise qui compte 420 employés. A ce jour, aucune offre financée n'est en tout cas déposée.

Le dénouement est proche. Mercredi après-midi à 14h30, le tribunal de commerce de Lyon se prononcera sur le sort de la Société d'innovation et de technologie de Lyon (SITL) , qui regroupe quelque 420 salariés dans le quartier de Gerland. L'entreprise, qui appartenait au groupe d'électroménager FagorBrandt, a été placée en redressement judiciaire le 2 janvier dernier .

Ce lundi après-midi, un comité d'entreprise s'est tenu durant 2h30 en présence de l'intersyndicale. Et à deux jours du verdict, les bonnes nouvelles sont rares. "L'administrateur judiciaire nous a indiqué qu'il n'y avait pas encore d'offre de reprise juridiquement recevable, confie Philippe Goguillot, délégué Sud joint par metronews. Il y a plusieurs offres ou lettres d'intentions, mais elles connaissent toutes des problèmes de financements."

"Cela nous paraît interminable"

Parmi les repreneurs potentiels, deux projets sont issus des salariés de SITL eux-mêmes. Le directeur de l'usine, Pascal Mallen, propose, lui, de sauvegarder une quarantaine d'emplois en reprenant l’activité filtres d’assainissement. L'entreprise iséroise Lazelec est également intéressée par la fabrication de véhicules électriques pour personnes à mobilité réduite. Enfin, une offre émanant du Moyen-Orient proposerait vingt-cinq millions d'euros d'apport, mais rien n'est moins sûr.

"Nous sommes donc toujours dans l'attente, mais c'est dur de tenir, ajoute Philippe Goguillot, qui espère que l'Etat 'prendra à bras-le-corps ce dossier'. Cela nous paraît interminable, et nous avons peur d'être menés en bateau." Mercredi, si la liquidation n'est pas prononcée, un délai supplémentaire d'un mois pourrait être accordé aux repreneurs potentiels. Mais encore faut-il que le président du tribunal de commerce de Lyon, Yves Chavent, veuille bien l'accepter.
 

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