SITL : un délai supplémentaire pour le dépôt des offres de reprise

SITL : un délai supplémentaire pour le dépôt des offres de reprise

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SOCIAL - Les salariés de l'ancienne entreprise FagorBrandt, en redressement judiciaire depuis le 2 janvier, ont défilé dans les rues de Lyon ce mercredi, après avoir rencontre le préfêt du Rhône. Ils ont obtenu l'assurance d'être payés en février. Une délégation est à Paris ce mercredi pour rencontrer le ministre Montebourg.

"Tous ensemble, contre les licenciements ! SITL doit vivre, maintien de tous les emplois !" Ces refrains, les rues de Lyon commencent à les connaître par cœur. Ce mercredi, les salariés de la Société d'innovation et de technologie de Lyon (SITL) , sous-traitant de FagorBrandt pour la fabrication de lave-linge, ont de nouveau manifesté leur inquiétude. Car la récente faillite du groupe espagnol menace directement les 420 emplois de l’usine de Gerland, placée en redressement judiciaire depuis le 2 janvier .

Après un entretien d’une heure et demie en préfecture avec Jean-François Carenco, les salariés en colère - dont la plupart sont au chômage partiel depuis le mois de novembre - ont lentement marché en direction de la gare de la Part-Dieu, multipliant les "sitting" aux intersections des grands axes. "Le préfet nous a parlé de pistes, d’hypothèses, mais nous n’avons pas vraiment eu de concret, explique Eric Butty, délégué syndical SUD et employé depuis 1988. Le point positif, ce que nous devrions toucher les salaires de février, même si ce ne sera qu’à 80 % ou 90 %. Ce n’était pas gagné d’avance."

Quid des dix millions d'euros ?

Autre "bonne" nouvelle : un délai supplémentaire est accordé pour le dépôt des offres de reprise initialement fixé au 27 janvier. Celui-ci pourrait être d’une quinzaine de jours. Mais les syndicats demeurent inquiets, et réclament le redémarrage de leur outil de travail. Ils craignent également que le prêt de l’Etat de 10 millions d’euros à FagorBrandt serve en partie à la fabrication de lave-linge en Pologne.

Une délégation de huit représentants du personnel a été reçue ce mercredi après-midi au ministère du Redressement productif à Paris. Mais l'intersyndicale est loin d'être rassurée. "Nous n'avons obtenu aucune réponse à nos questions, lâche Eric Butty, joint par metronews. On est très déçus, c'est comme si on était monté pour rien..."

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