Smokey Joe, les vêtements niçois qui sentent bon l'asphalte

Smokey Joe, les vêtements niçois qui sentent bon l'asphalte

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MODE - La marque Smokey Joe créée par le Niçois Guillaume Lieutier s’inspire d’une légende américaine de la moto.

Mode et bitume ne sont pas incompatibles. C’est en 2008 que Guillaume Lieutier, fan inconditionnel de Harley-Davidson, est parvenu à allier ses deux passions. Le Niçois lance la marque Smokey Joe, directement inspirée de la vie de Joe Petrali. “C’est l’une des figures du milieu Harley-Davidson Racing, détaille Guillaume. Il a écrit sa légende dans les années 30 avec de nombreux records de vitesse et plusieurs victoires dans la célèbre course de Daytona Beach”. Aujourd’hui disparu, Joe Petrali devait son surnom ”Smokey” (fumée en anglais - Ndlr) aux énormes nuages de poussière qu’il soulevait avec sa machine.

Classe plutôt que kitsch

Pas de tee-shirt à l'effigie de loups ou de vestes en cuir dans la boutique en ligne Smokey Joe . Classe plutôt que kitsch, la marque va à l’opposé des clichés sur les motards et décline tee-shirt, sweat-shirt et accessoires à l'esthétique "vintage". Un souci d'élégance qui n’aurait sans doute pas déplu à Petrali lui-même. “Il était loin de l’image de rebelle, on l’avait d’ailleurs surnommé le Gentleman de Sacramento, indique Guillaume. D’origine italienne, il arborait toujours un look très classe et sa fameuse raie sur le côté.”

Édition limitée

Rapidement popularisé par les magazines spécialisés, Smokey Joe a pu conquérir une nouvelle génération de motards plutôt “trendy” et amateurs de modèles anciens (Harley, Norton, Triumph). “Il y a aussi des gens qui achètent du Smokey Joe juste parce qu'ils trouvent ça branché” sourit Guillaume. Chaque création inspirée de l’univers du champion sort en édition limitée à 300 exemplaires.

Plus que le business - la marque n’est qu'une activité secondaire pour lui - Guillaume cherche avant tout à transmettre : “Smokey Joe, c’est la vie de quelqu’un derrière, pas juste un mot en anglais qui sonne bien. Je voulais véhiculer cette image, cet aspect de la culture deux-roues.” La prochaine collection prévue en mai devrait encore en convertir quelques-uns au culte de Joe Petrali.

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