SNCM : une journée sous haute tension

SNCM : une journée sous haute tension

GREVE – Le Premier ministre Manuel Valls a haussé le ton ce mercredi alors que les négociations entre les représentants de l'intersyndicale de la SNCM et son actionnaire majoritaire Transdev ont achoppé dans la soirée de mard

Manuel Valls veut passer à l’action. Alors que les négociations patinent, le chef du gouvernement est monté au front ce mercredi affirmant que le gouvernement va prendre "toutes les mesures nécessaires" pour débloquer les ports.

"Le blocage des navires et les violences sur les ports sont inacceptables et ne permettront pas de débloquer la situation. Et le gouvernement dans les heures qui viennent prendra toutes les mesures nécessaires pour que les blocages cessent, ils ont trop duré, il en va de l'Etat de droit", a déclaré le chef du gouvernement lors de la séance des questions à l'Assemblée nationale.

Veolia prêt à céder l’entreprise pour un euro

Une déclaration faite alors que les négociations en préfecture à Marseille entre les représentants de l’intersyndicale et l'actionnaire majoritaire de la compagnie maritime devaient reprendre ce mercredi à 16 heures. "Les propos de Manuel Valls sont dramatiques", a estimé Pierre Maupoint de Vandeul, délégué CFE-CGC des officiers. "Il est là pour mettre le feu", a renchéri Frédéric Dos, délégué de la CFDT.

En marge de ces discussions, Veolia (actionnaire majoritaire de la SNCM) serait prêt, selon une source proche du dossier, à céder pour un euro la participation au capital de la SNCM détenue par Transdev, la coentreprise qu'il a formée avec la Caisse des dépôts (CDC). "Un écran de fumée", estime l'adjoint aux Finances de la ville de Marseille qui attend avec crainte des réponses sur le redressement judiciaire ou non de l'entreprise.

De "graves conséquences" économiques en Corse

Au 14e jour de grève, les effets du conflit commencent à provoquer le mécontentement de part et d'autre dans la région marseillaise et en Corse. A Marseille, les acteurs économiques s'alarment des "conséquences graves et durables" de la grève, qui obligent  les bateaux de croisière à se dérouter du port, par crainte de blocage.

En Corse, l'île a connu plusieurs jours de tensions, durant lesquels les représentants du secteur économique, qui s'estiment fortement pénalisés par la grève de la SNCM, mettent la pression sur les pouvoirs publics. Les bureaux de la SNCM ont même été dévastés par des manifestants.

En signe d'apaisement, le Premier ministre a invité une délégation de sept représentants des professions affectées en Corse par la grève de la SNCM à s'entretenir des conséquences du conflit entamé le 24 juin.

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