Stop à la violence dans les hôpitaux de Marseille

Stop à la violence dans les hôpitaux de Marseille

France
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SECURITE – L’Assistance Publique des Hôpitaux de Marseille (AP-HM) a signé vendredi un protocole avec la ville, la direction départementale de la sécurité publique et le parquet, pour endiguer les phénomènes de violence dans les structures de soin.

Une campagne de bon sens. "Notre mission : vous soignez, pas nous faire insulter" ou encore "Notre métier ? Sauver des vies…pas risquer la nôtre". Plutôt accrocheurs, ces slogans ont fleuri ces derniers jours dans les services hospitaliers de Marseille dans le cadre d’un protocole signé vendredi entre l’Assistance Publique des Hôpitaux de Marseille (AP-HM), la ville et les représentants de l’Etat pour renforcer la sécurité des structures hospitalières.

Public visé : les patients fauteurs de troubles. Question "troubles", les hôpitaux de Marseille n’ont pas été épargnés en 2013. Infirmier agressé au couteau en août à la Conception, médecins menacés de mort à l’hôpital Nord un mois après, un véritable climat de tension s’est installé dans les urgences de la ville. "Le comportement des gens à l’extérieur se reproduit aux urgences, déplore Pierre Druart, secrétaire générale de la CFDT à l’AP-HM. Il y a un manque de civisme, un manque de politesse et des agressions".

Un bouton d’urgence pour alerter la police

Face à cette situation, le protocole est censé apporter plus de sérénité même si un précédent du même type avait été signé en 2006. "Mais les problèmes de cette époque ne sont pas les mêmes que ceux d’aujourd’hui, indique Jean-Cyril Reymond, chef d’Etat-Major à la Direction Départementale de la Sécurité Publique (DDSP). Les choses ont évolué en termes de structures hospitalières et de technologie policière".

Pour preuve, un dispositif baptisé Ramsès équipe désormais tous les services des urgences. En cas d’agression, un agent appuie sur un bouton. Le message est transmis instantanément au PC radio de le DDSP. Une patrouille est envoyée en priorité dans l’hôpital concerné. Outre cet outil, les patrouilles de police sont renforcées. Des caméras de vidéo-surveillance enregistrent aussi tous les faits et gestes aux entrées et sorties des urgences.

"Les agressions qu’a connues le personnel des hôpitaux de Marseille sont intolérables", fulmine le maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin, signataire et financeur en partie du protocole. "Il ne faut pas laisser la violence s’installer dans ces lieux", insiste-t-il. "L’hôpital doit rester un lieu sanctuarisé" ajoute à ses côtés le procureur-adjoint, Catherine Alexandre, promettant une réponse pénale adaptée à l’encontre des fauteurs de trouble dans les hôpitaux.
 

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