Tarbes : anti et pro-corrida s'affrontent au tribunal

Tarbes : anti et pro-corrida s'affrontent au tribunal

DirectLCI
JUSTICE – Après avoir perturbé la corrida de Maubourguet samedi, les militants opposés au spectacle taurin sont poursuivis enjustice. Le leader du Crac (Comité radicalement anti-corrida) est convoqué au tribunal de Tarbes en janvier 2015.

Le combat entre partisans et adversaires de la corrida se poursuit... devant la justice. Après avoir perturbé la corrida de Maubourguet (Hautes-Pyrénées) samedi soir, Jean-Pierre Garrigues, le président du collectif anti-corrida Crac est convoqué le 6 janvier 2015 devant le tribunal correctionnel de Tarbes.

Après sa garde à vue qui a duré vingt heures, le chef de file des opposants aux corridas est ressorti du commissariat avec une convocation judiciaire. Samedi soir, il a organisé, au nom d'une "action citoyenne", l'intrusion d'une centaine de militants du Crac sur la piste avec des fumigènes a retardé d'une demi-heure le début du spectacle taurin de Maubourguet. Une manifestation qui a débouché sur des affrontements entre opposants, CRS et aficionados.

Plainte d'opposants blessés

"Un jeune toulousain a été frappé à la tête à coups de manche de râteau par un homme nettoyant l'arène. Il a eu un traumatisme crânien avec perte de connaissance et va porter plainte", assure Jean-Pierre Garrigues, qui fait également état d'un militant bordelais d'une trentaine d'années frappé par des aficionados et qui pourrait souffrir d'une "fracture du bassin". Selon le président du collectif, le jeune homme pourrait lui aussi porter plainte.

Actions d'un groupuscule

De son côté, l'observatoire national des cultures taurines dénonce les "méthodes jugées violentes" des anti-corrida et leurs "multiples récidives". "Derrière toutes les actions citoyennes (...) se cache le même groupuscule", regrette l'observatoire, qui appuie les poursuites à l'encontre de Jean-Pierre Garrigues ainsi que "les plaintes déposées par la mairie de Maubourguet et le club taurin organisateur de la manifestation".

La municipalité avait pris un arrêté interdisant toute manifestation à moins de 650 mètres des arènes. Jean-Pierre Garrigues doit déjà comparaître le 22 septembre à Dax (Landes) pour des faits similaires commis à Rion-des-Landes le 24 août 2013.

Sur le même sujet

Lire et commenter