Teenage'car : pour que les ados rentrent de soirée en toute sécurité

FRANCE
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INITIATIVE – Une mère et sa fille ont imaginé un service de ramassage baptisé Teenage'car. Au volant de minibus des parents se relaieront le week-end pour ramener les jeunes à la sortie des bars jusqu'à leur domicile.

Voilà un projet qui devrait mettre d'accord les parents et leurs ados au sujet de leurs virées nocturnes. Anne Trolliet, enseignant à Toulouse, a eu l'idée avec une amie et sa fille Célia, 19 ans, de lancer un concept de ramassage les vendredis et samedis soirs dédié aux collégiens et aux lycéens.

Baptisé Teenage'car, des parents volontaires se relaieront de minuit à trois heures du matin au volant de mini-bus de location de huit places et joueront les chauffeurs pour ramener les ados à leur domicile.

Ne pas écourter ses soirées

Objectif : permettre aux jeunes de rentrer chez eux en sécurité et tranquilliser les parents. " Le métro jusqu'à 3 heures du matin est peut-être une bonne solution pour les étudiants, mais s'ils doivent encore marcher 10 minutes seuls dans la rue pour rejoindre la maison ce n'est pas satisfaisant. Avec Teenage'car ils seront déposés devant leur porte et s'ils sont absents au rendez-vous les parents seront prévenus", explique Anne Trolliet.

Selon Célia, sa fille, les ados devraient aussi trouver leur compte : "J'aurais aimé avoir accès à un tel service quand j'étais lycéenne. C'est toujours frustrant de devoir écourter sa soirée pour ne pas rater le dernier métro ou de déranger ses parents pour qu'ils viennent nous chercher".

Pas de concurrence aux taxis

Partis du constat que les jeunes ont souvent leurs amis dans un périmètre géographique proche, le duo mère-fille a identifié des zones par quartier où les parents pourront se relayer. La zone A pour la Roseraie, l'Union, Pin Balma et deux zones B avec d'un côté Colomiers, Tournefeuille, Blagnac et de l'autre Ramonville, Castanet, Labège.

Compter de cinq à une douzaine d'euros selon l'horaire et le trajet. Un service payant pour rembourser la location des mini-bus, "et non faire de la concurrence aux taxis. C'est purement associatif" s'empresse de préciser la mère de famille. Et pour que ce service ne s'adresse pas qu'à ceux qui en ont les moyens, elle aimerait convaincre, Tisséo et les collectivités locales d'attribuer des subventions à cette initiative.

D'ici là une page Facebook a été ouverte en vue de recruter les premiers parents volontaires, que ses créatrices espèrent voir affluer avant les fêtes du baccalauréat. 

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