TER : la Région Rhône-Alpes veut une qualité sans failles

FRANCE

TRANSPORTS – Le Conseil général s'apprête à transmettre un cahier des charges à la SNCF en vue de la nouvelle convention liant la collectivité et l'entreprise publique. Objectif : offrir aux voyageurs une meilleure qualité de service.

Les discussions s'annoncent "rudes". En vigueur depuis 2007, l’actuelle convention TER entre la Région Rhône-Alpes et la SNCF prendra fin au 31 décembre 2015. Et en vue d’établir une nouvelle convention pour la période 2016-2021, le Conseil régional examinera, lors de la prochaine Assemblée plénière (du 28 au 30 janvier), le cahier des charges qui sera ensuite transmis à SNCF. Et une chose est sûre, l'exécutif se montrera particulièrement exigeant quant à la qualité du service rendu au voyageur.

"La Région Rhône-Alpes paye chaque année 417 millions d’euros pour le fonctionnement des TER, soit le quart de son budget, rappelle Jean-Jack Queyranne, son président. Nous investissons également 100 millions d’euros par an sur l'entretien du réseau et la rénovation du matériel . Or, le service provoque parfois la réaction des usagers et des associations. Nous voulons donc mieux de trains", affirme-t-il, en référence notamment aux "problèmes de ponctualité" parfois constatés sur le réseau.

Vers un Clermont-Lyon en moins de deux heures ?

"Nous souhaitons aussi la mise en place d'une 'garantie voyageurs', ajoute Eliane Giraud, vice-présidente déléguée aux Transports à la région. C’est-à-dire que les usagers soient indemnisés en cas de dysfonctionnements graves."

Par ailleurs, dans un entretien au journal La Montagne , Guillaume Pepy qualifie de "vraiment stratégique" la ligne de train Clermont-Lyon, en raison de la prochaine fusion entre Rhône-Alpes et Auvergne. Le président de la SNCF annonce avoir "engagé une première étude" afin de relier les deux villes en 1 heure 50 au lieu de 2 heures 23. Affaire à suivre.
 

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