Terrorisme : Hollande aurait ordonné l’assassinat ciblé d’une quarantaine de djihadistes

Terrorisme : Hollande aurait ordonné l’assassinat ciblé d’une quarantaine de djihadistes

FRANCE
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PERMIS DE TUER – Dans un livre qui paraît ce mercredi, un journaliste dévoile la façon dont la France établit des listes de terroristes à éliminer dans le plus grand secret. Sous François Hollande, au moins une quarantaine de cible aurait ainsi été éliminée.

Identifier, localiser, frapper et éliminer. Le tout dans le plus grand secret. Dans le livre "Erreurs fatales", qui paraît ce mercredi et dont Le Monde publie les bonnes feuilles, le journaliste Vincent Nouzille dévoile la façon dont la France a décidé de répliquer "aux prises d’otage et aux attentats qui touchent les Français dans le monde" depuis le début de mandat de François Hollande.


Alors que le président de la République avait été sérieusement critiqué , au point que le député Pierre Lellouche se démène pour le faire destituer, pour avoir laissé fuiter un document confidentiel défense révélant l’existence d’assassinats ciblés pour l’élaboration du livre lui étant consacré "Un président ne devrait pas dire ça…", les nouvelles révélations précisent l’ampleur des opérations secrètes menées par les services français. Quand quatre éliminations étaient dévoilées par Fabrice Lhomme et Gérard Davet, Vincent Nouzille affirme lui qu'au moins quarante personnes ont été exécutées après avoir été placées sur la liste des cibles à abattre.

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La France, parfois aidée de ses alliés, frappe partout

Au plus haut sommet de l’Etat, des High Value Target (HVT, pour "cibles de haute valeur") sont identifiées comme "chefs terroristes" ou "autres ennemis présumés de la France" et désignées nominativement, avec l’objectif de les voir éliminées. Entre 2013 à 2016, au moins quarante de ces HVT ont donc été exécutées à l’étranger, rapporte Vincent Nouzille. Afrique subasaharienne, zone afghano-pakistanaise, corne de l’Afrique, Syrie, Libye, Egypte mais aussi Europe sont les terrains de ces "neutralisations". Les armées françaises, la DGSE ou, plus surprenant, des pays alliés s’appuyant sur les renseignements fournis par la France en sont les auteurs. 

Des opérations extrajudiciaires dans le plus grand secret

Concrètement, "cela représente environ une opération par mois", explique le journaliste. "François Hollande entend incarner une politique plus martiale que ses prédécesseurs". Une volonté de représailles systématiques qui flirte parfois avec la légalité. Pour Nouzille, "ce "permis de tuer" s’apparente parfois […] à des exécutions extrajudiciaires, y compris sous forme préventive". Le tout dans le secret le plus total, ces "opérations homo" (pour homicide) étant classées secret défense. Au risque, précise le journaliste, "de se heurter aux magistrats chargés d’enquêter sur les actes terroristes et désireux de pouvoir renvoyer un jour leurs auteurs devant les tribunaux".

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