Tirs de kalachnikov à la Castellane : "L'étiquette 'violente' colle à notre ville"

Tirs de kalachnikov à la Castellane : "L'étiquette 'violente' colle à notre ville"

SECURITE – La venue lundi du Premier ministre Manuel Valls à Marseille devait être l’occasion de parler de la baisse de la délinquance. Les tirs de kalachnikov dans la cité de la Castellane ont focalisé l’attention sur les maux de la deuxième ville de France.

Manuel Valls avait de quoi faire grise mine lundi à Marseille. En compagnie du ministre de l’Intérieur, le Premier ministre devait faire le bilan de la délinquance dans la ville. L’occasion était belle. En 2014, hors règlements de compte, la plupart des indicateurs sont à la baisse dans la seconde ville de France.

A la TV, l'état de siège

Mais patatras. Sur les coups de 9h30, des tirs de kalachnikovs retentissent dans la cité de la Castellane . Une patrouille de la Bac est prise pour cible. L’emballement médiatique est immédiat. Sur Twitter, les fameuses "no-go zones" de Fox News sont déplacées à Marseille.

Sur place, c’est l’effervescence. Les duplex TV montrent une cité en état de siège, des écoliers confinés et des rondes d’hélicoptère dans le ciel. De quoi ternir pour de bon l’image de la ville ? "Pas si sûr, répond Cédric Maurin, directeur de l’agence de communication Klarté, situé justement à deux pas de la cité. Les ignorants feront des amalgames, les autres feront la part des choses", estime-t-il.

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Une communication en berne

Reste que ce genre d’événement "peut avoir un impact négatif pendant quelques jours pour la ville", consent le conseiller en image. "Amoureux de Marseille", il ne comprend pas que l’on parle davantage de la délinquance ici qu’en Seine-Saint-Denis. "Alors qu’il y a plus de meurtres là-bas", assure-t-il. "Mais l’étiquette "violence" colle à notre ville. Et elle sera difficile à enlever", prévient Cédric Maurin.

Un défi de taille pour le publicitaire dont le job est justement de vendre l’image de la ville en France ou à l’étranger. "Le problème depuis 2013, c’est que Marseille investit moins pour faire sa promotion. Il faudrait plus de moyens", juge-t-il.

Difficile de lui donner tort. Depuis deux ans, seule la chambre de commerce a fait une campagne de publicité pour promouvoir la ville.

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