Top Chef 2014 : Steven Ramon défend les couleurs de la cuisine du Nord

Top Chef 2014 : Steven Ramon défend les couleurs de la cuisine du Nord

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TÉLÉVISION – Lancée il y a une semaine, la cinquième saison de Top Chef, l’une des émissions de cuisine les plus regardées du petit écran, fait entrer en scène un chef du Nord, Steven Ramon. Rencontre.

Le 20 janvier, M6 lançait s a cinquième édition de Top Chef où des professionnels de la cuisine s’affrontent à coups d’épreuves culinaires. La première émission était marquée par le retour des anciens, mais dès demain, les nouveaux candidats entrent en scène. Parmi eux, Steven Ramon, 28 ans, originaire de Lille et résidant dans le Douaisis.

On vous a connu chef à La Laiterie, restaurant étoilé, à Lambersart jusqu’en 2012. Qu’avez-vous fait depuis ?
Après des divergences avec le propriétaire, je suis parti. J’étais dans une période de doute. J’en ai profité pour réfléchir sur ma façon de cuisiner, de manager, sur mes désirs pour la suite. Mais j’ai surtout passé du temps avec mes deux garçons en bas-âge.

Dès le 27 janvier, on va vous voir les lundis soirs dans Top Chef. Comment l’aventure s’est-elle présentée ?
C’est une émission que je suivais de temps en temps. J’avais déjà tenté d’y participer en 2009 et en 2012 mais deux mois avant les tournages, mes garçons sont nés. Je n’ai donc pas été au bout. Je suis arrivé dans ce concours pour présenter ma cuisine à des chefs, pour connaître leur regard sur ma façon de faire. Je me suis beaucoup posé de questions avant d’y aller. Ça a été un gros travail personnel face à l’inconnu. Mais comme j’ai fait toute ma carrière dans une seule boutique, La Laiterie, il était important pour moi de me confronter à d’autres.

Comment avez-vous appréhendé les épreuves ?
On va souvent m’entendre dire : "Je ne sais pas ce que je vais faire, je suis paumé" car souvent les idées me viennent en commençant à cuisiner. C’est très difficile pour moi de savoir quoi faire en trois minutes. J’ai besoin de goûter les produits, de prendre le temps de bien choisir les ingrédients. C’est la première fois que je participais à un concours. Il faut être tout le temps à fond. Or, le temps imparti est mon pire ennemi, avec la pâtisserie.

Et quel est votre point fort ?
Je travaille tous les produits et je sais m’adapter à chaque situation. Je n’aime pas qualifier ma cuisine. J’essaie de proposer une cuisine sincère, propre, bien maîtrisée et avec beaucoup d’amour.

Qu’est-ce que l’émission vous a apporté ?
J’ai beaucoup appris sur moi-même. Ça m’a fait du bien de me comparer à d’autres chefs, c’est formateur. Cela me permet de mieux cerner mon projet professionnel et de savoir vers quoi je veux évoluer, avec l’ouverture prochaine d’un restaurant à Lille. Et j’ai fait de belles rencontres avec notamment Pierre Augé et Florent Ladeyn*.

*finaliste nordiste de la saison précédente.

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