Touchers vaginaux à l'hôpital : Lyon-Sud se défend

Touchers vaginaux à l'hôpital : Lyon-Sud se défend

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POLÉMIQUE – Un document publié sur le site Internet de la faculté de médecine de l’université Lyon-Sud et dont metronews a eu connaissance, suggérait que les étudiants des facultés de médecine s’exerceraient à des touchers vaginaux sur des patientes endormies et pas nécessairement consentantes. L'établissement affirme que ce type de pratique n'a jamais lieu.

Un démenti catégorique. Ce mercredi, l'hôpital Lyon-Sud a fermement nié que les étudiants des facultés de médecine s’exerceraient à des touchers vaginaux sur des patientes endormies et pas nécessairement consentantes, comme le suggérait pourtant un document publié sur le site Internet de la faculté de médecine de l’université Lyon-Sud, et que metronews  s'est procuré.

"Il y a un interne et un externe dans chaque bloc opératoire. Ils prennent part aux interventions, mais on ne pose jamais un spéculum et on ne fait pas de toucher vaginal si cela n'est pas nécessaire. Tous les participants se présentent, et les patientes savent tout à fait quel est le rôle de chacun et cela se fait avec leur consentement préalable", se défend le docteur Daniel Raudrant, ancien chef du service gynécologie-obstétrique à Lyon-Sud, et dont le nom figure dans l'en-tête du document à l'origine de la polémique. "Ce document est apparu sous mon nom en 2010. A l'époque, j'étais chef de service, c'est peut-être pour cela que mon nom est inscrit. Mais je ne connaissais pas l'existence de ce document, qui est forcément très ancien, vieux d'au moins trente ans." Une information que nous n'avons pour l'heure pas pu confirmer.

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Des caméras dans les blocs opératoires ?

Une enquête interne a été ouverte, et la faculté émet l'hypothèse que ce texte a pu être malencontreusement posté sur son site Internet lors d'un transfert de données. "En 2010, nous avons transféré des quantités énormes de documents de notre ancien site vers le nouveau. Nous n'avons pas vérifié chacun d'entre eux. C'est notre erreur", reconnaît Carole Burillon, doyenne de l'Unité de formation et de recherche (UFR) de médecine à Lyon-Sud .

"Il y a une part de fantasmes dans cette histoire, estime François Golfier, chef du service gynécologie-obstétrique de Lyon-Sud. Mais il ne faut pas que les gens s'imaginent qu'il se passe des horreurs dans les blocs opératoires." Pour mettre un terme à toutes suspicions, les médecins se disent même prêts à être filmés durant leurs interventions. "C'est par exemple le cas au Memorial Hospital de New York et dans d'autres hôpitaux aux Etats-Unis, avance Daniel Raudrant. Au moins, on arrêtera avec les fantasmes…"
 

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