Toulouse : 16 arrestations en marge de l'hommage à Rémi Fraisse

FRANCE

RECUEILLEMENT – Au lendemain des échauffourées qui ont eu lieu à Toulouse, plusieurs centaines de personnes se sont réunies dans le calme ce dimanche à Sivens pour rendre hommage au jeune manifestant mort il y a une semaine.

Ni slogan, ni banderole. C’est dans le calme que se sont réunies entre 2000 et 3000 personnes dimanche, sur le site du barrage contesté de Sivens, pour une marche blanche en mémoire de Rémi Fraisse.

A 14h30, des participants de tous âges – parmi lesquels des élus PCF et Verts du Conseil régional et le député européen José Bové – sont partis du campement des opposants pour rejoindre, en silence, l’endroit où le jeune manifestant a perdu la vie dans la nuit du 25 au 26 octobre, des suites de l'explosion d'une grenade offensive lancée par les gendarmes .

Le recueillement après les heurts

Sur place, un sit-in a été organisé, des arbres et des fleurs ont été plantés dans une ambiance de recueillement. C’est ce qu’avaient souhaité la famille de Rémi Fraisse mais aussi les collectifs d’opposants au barrage de Sivens, d'autant plus après les  violents incidents survenus la veille dans le centre-ville toulousain , en marge d’un rassemblement qui visait à dénoncer les violences policières.

"Après une manifestation ayant commencé dans le calme et regroupant 600 personnes environ sur la place du Capitole, certains manifestants ont fait mouvement et s’en sont pris aux forces de l'ordre en différents points du centre-ville de Toulouse", a indiqué la préfecture de Midi-Pyrénées samedi soir, dans un communiqué.

16 personnes interpellées samedi

Toujours selon la préfecture, les affrontements ont fait deux blessés parmi les forces de l’ordre – 300 policiers et gendarmes étaient mobilisés – et un blessé parmi les manifestants. Du mobilier urbain a été cassé et les vitrines de deux établissements bancaires et d’un magasin ont été dégradées. Suite à ces violents débordements, 16 personnes ont été interpellées puis placées en garde à vue.

Le Collectif pour la sauvegarde de la zone humide du Testet a condamné ces violences "avec la plus grande fermeté", estimant que "la colère légitime contre les méthodes inacceptables des forces de l’ordre ne peut justifier la violence et les dégradations des biens."

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