Toulouse : il reconnaît six viols lors de son procès aux assises

FRANCE

JUSTICE – Florian Varin comparaît depuis lundi devant la cour d’assises de la Haute-Garonne pour une série de viols et une tentative de meurtre entre 2011 et 2012. S’il a reconnu, pour la première fois, être l'auteur des agressions sexuelles, il nie toujours la tentative d’homicide.

Il n’avait encore jamais reconnu les faits. Pour la première fois depuis son arrestation en 2012, un homme de 23 ans a avoué avoir violé six jeunes femmes, lors de son procès aux assises de Haute-Garonne qui s’est ouvert ce lundi matin.

Florian Varin, est poursuivi pour des viols commis entre décembre 2011 et novembre 2012 dans plusieurs villes, dont Niort (Poitou-Charentes), Rennes (Morbihan) et Toulouse (Haute-Garonne). C'est à Saint-Jean, en banlieue de Toulouse, qu'il a été arrêté en novembre 2012 quelques jours après sa dernière agression d'une jeune fille en plein centre-ville de Toulouse. Alors qu'elle rentrait seule d'une soirée, elle avait été abordée par le suspect qui l'avait brutalisée, entrainée dans un local à poubelles où il l'avait violée et étranglée avant de laisser pour morte dans un container.

"Il ne savait pas si elles ne seraient pas finalement contentes"

Arrêté quatre jours après la dernière agression à Toulouse, il a été identifié par son ADN, ce qui a permis de le relier à d'autres viols. Apparu à la barre "assez détaché, pas du tout excité, assez surprenant", selon les mots de l’avocat d’une des victimes, Florian Varin nie toujours la tentative de meurtre.

Son avocat Antoine Vey a dépeint un "gamin qui n'était pas violent. Jeune, sa mère l'avait un peu abandonné et son père aussi, bien qu'il ait été élevé par ses grands-parents. Il travaillait par-ci par-là et vivait dans des caravanes". Selon la description de son avocat, le jeune homme avait visiblement du mal à identifier le non consentement chez ses victimes, dont il possédait pour la plupart leurs numéros de téléphone. "Les signaux pour lui n'étaient pas très clairs. Il ne savait pas s'il fallait y aller ou pas, si après elles ne seraient pas finalement contentes", a expliqué Me Vey.

Ses victimes sont présentes ou représentées à ce procès, dont certaines audiences se déroulent à huis clos. Florian Varin encourt la réclusion à perpétuité. Le verdict est attendu vendredi.

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