Toulouse : l'arrêté anti-prostitution prolongé d'un an

Toulouse : l'arrêté anti-prostitution prolongé d'un an

SOCIETE – Selon Olivier Arsac, adjoint à la sécurité à la mairie de Toulouse, le dispositif a fait ses preuves en éparpillant le phénomène. Mais il veut "continuer à mettre la pression" jusqu'en 2016.

La mairie de Toulouse a décidé de prolonger son arrêté anti-prostitution pour un an. Mis en place le 7 juillet 2014, il prévoit de sanctionner de 38 euros d’amende les prostituées qui exercent sur la voie publique dans cinq secteurs précis du centre de Toulouse . En un an, plus de 800 PV à 38 euros ont ainsi été dressés.

Pour Olivier Arsac, adjoint à la sécurité, cette prolongation répond à des demandes des riverains qui "ont exprimé leur satisfaction devant l’effet des arrêtés. Sur l’avenue des Minimes, des filles exercent encore de façon très tardive tout comme dans le secteur Matabiau, Roquelaine où elles doivent être poussées par leurs réseaux. Le phénomène s’est dispersé comme nous l'escomptions mais n’a pas totalement disparu, c’est pourquoi nous continuons à mettre la pression".

"Un dispositif allégé"

Les arrêtés étendus en mars dernier à l'avenue des Etats-Unis, au boulevard Pierre et Marie Curie, à l'avenue de Fronton et à la route de Launaguet sont quant à eux toujours en vigueur. La mairie a en revanche "allégé" le dispositif en retirant du périmètre le boulevard de Suisse et les Sept Deniers estimant que "les problèmes ne se posaient plus".

Ces arrêtés ne font pas l’unanimité, leur contestation ayant même tournée au pugilat entre riverains et des travailleurs du sexe. Les associations de soutien aux prostitués ont quant à elles alerté sur la mise en danger des filles qui devant s’éloigner des zones d’habitations, se retrouvent isolées ou  sont poussées à accepter des relations non protégées pour compenser les pertes financières  dues aux amendes. Des arguments qu’Olivier Arsac réfute. "Nous avons rencontré l’Amicale du Nid et l’association Grisélidis en décembre dernier, aucune n’a fait remonter d’incidents. Pas plus que la police municipale".
 

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