Toulouse : les jeunes des Minimes ont voyagé dans le temps

Toulouse : les jeunes des Minimes ont voyagé dans le temps

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INTERGENERATION – Dans le cadre de l’exposition « Mémoires des Minimes », qui démarre mercredi, les jeunes du quartier sont allés à la rencontre des anciens pour collecter et enregistrer leurs souvenirs.

Entre deux gorgées de café, Lucette, 67 ans, raconte un épisode marquant de son enfance dans le quartier des Minimes. Un récit poignant, riche en détails, avec ce qu’il faut de suspens, que Dorian et Franco, respectivement âgés de 16 et 18 ans, écoutent religieusement. Un moment magique, comme il y en a eu des dizaines ces derniers mois.

Sous la houlette de l’association Si T Libre , huit jeunes de la Cité Bourbaki sont allés à la rencontre de seniors qui habitent les Minimes depuis toujours pour leur faire parler du quartier de leur enfance et de son évolution. Ces précieuses anecdotes ont été enregistrées et seront diffusées à la Maison de la Citoyenneté, dans le cadre de l’exposition "Mémoire des Minimes", dès mercredi.

"Cette exposition a été conçue pour que chacun des habitants puisse partager sa propre histoire. Avec ces rencontres intergénérationnelles, nous voulions apporter notre pierre à l’édifice et impliquer les jeunes du quartier qui ont souvent, à tort, une mauvaise image auprès des habitants, notamment les aînés", explique Isilda Alvès, de Si T Libre.

"Un autre monde"

Une voyage dans le temps qu’aucun des participants n’est prêt d'oublier. " On a eu l’occasion de rencontrer des anciens maraîchers, des commerçants, des gendarmes, énumère Dorian. Ils nous ont appris qu’avant, il n’y avait qu’une seule rue avec quelques maisons seulement et qu’ailleurs, c’était des champs. Les gens se connaissaient tous, se disaient bonjour… C’était un autre monde", dit-il, sous le regard amusé et bienveillant de Lucette.

"C’était intéressant de se remémorer la vie qu’on a pu mener il y a quelques décennies, confie-t-elle. Je pense qu’il est important de transmettre nos souvenirs aux jeunes générations. Peut-être que cela leur permettra également de mieux comprendre les réactions de certaines personnes âgées un peu aigries par la vie et les malheurs qu’elles ont subis."

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