Toulouse : les VTC de la SNCF dans le collimateur des taxis

Toulouse : les VTC de la SNCF dans le collimateur des taxis

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TRANSPORT – Certains taxis de la Ville rose sont en colère après la mise en place d'un nouveau service de transport par la SNCF. Ils estiment que c'est une nouvelle concurrence à leur activité.

Les taxis toulousains sont en colère. Ils n'apprécient pas le nouveau service proposé par la SNCF à ses clients. Depuis le 24 février, la société VTC (Voiture de tourisme avec chauffeur) Pink Me Up met à la disposition des voyageurs de la gare Matabiau des voitures avec chauffeur.

En achetant son billet de train, le client peut désormais commander un trajet en voiture. Un service vécu comme une concurrence déloyale par certains taxis. "La SNCF doit faire rouler des trains et nous faire voyager des personnes sur les routes, chacun son métier", lance André, 67 ans, croisé devant la gare Matabiau entre deux courses. "C'est comme si du jour au lendemain je décidais de conduire des voyageurs à Montpellier à bord de ma voiture. C'est du grand n'importe quoi !".

Des taxis divisés

Quelques voitures plus loin, Sandrine, 41 ans et taxi professionnel depuis deux ans et demi au volant de son break, s'inquiète sur le devenir de son activité. "Déjà que mon chiffre d’affaires a baissé avec la crise de 30 à 40 %, ce n'est pas une bonne nouvelle", note-t-elle.

Un discours qui n'est pas forcément partagé par tous les chauffeurs. Le représentant toulousain des taxis indépendants se montre lui plus mesuré. "On doit s'accommoder de la concurrence, à nous de faire le nécessaire en termes d'accueil de la clientèle pour qu'elle continue à monter dans nos voitures", affirme Didier Gouzot, le président du SAT (Syndicat des artisans taxis).

Du côté de la SNCF qui exploite ce service dans quinze autres gares en France depuis décembre 2012, on se défend de faire de la concurrence déloyale. "On touche une nouvelle clientèle à qui on propose des services supplémentaires comme l'absence de limites de poids pour les bagages, le prix fixe de la course et la ponctualité du chauffeur", explique un porte-parole de la société ferroviaire.

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