Trafic de Subutex à l'île Maurice : une jeune Française jugée mardi

FRANCE
DirectLCI
JUSTICE – Arrêtée en août 2011, Aurore Gros-Coissy, une Rhodanienne de 27 ans originaire de Saint-Romain-de-Popey, est accusée de trafic de drogue. Elle clame son innocence et accuse un ancien petit-ami de l'avoir piégée. Son procès débute mardi.

La semaine dernière, elle a fêté ses 27 ans. En prison. Incarcérée à l'île Maurice depuis trois ans, Aurore Gros-Coissy est accusée par la justice locale de trafic de Subutex, cette substance prescrite comme médicament en France aux personnes qui présentent une forte dépendance à l'héroïne, mais classée comme drogue dure à Maurice.

Le 19 août 2011 , alors que la jeune femme, qui habite Saint-Romain-de-Popey (Rhône), débarque pour des vacances à l'aéroport de Plaisance, les autorités découvrent 1 680 comprimés de Subutex dans ses bagages. Aurore affirme alors ne pas savoir pourquoi ces cachets se trouvent dans ses affaires, et se dit piégée par Tinsley C., son ex-petit ami franco-mauricien. Ce dernier, libre et qui vit actuellement en région parisienne, aurait à l'époque "farci" les bagages de la jeune femme avant son départ.

"Un procès à charge"

Aurore, qui sera jugée durant quatre jours à partir de ce mardi, risque jusqu'à soixante années d'emprisonnement. "La pression monte, mais elle garde le moral, confie Farid Dekhli, le porte-parole de l'association ' Victimes‬ du ‪détournement‬ de ‪médicaments‬ et ‪stupéfiants ‬', créée par les parents d'Aurore. Elle communique chaque semaine avec sa famille par téléphone ou via Skype", précise-t-il.

Farid Dekhli estime cependant que les choses pourraient ne pas tourner en faveur de la Rhodanienne. "Ce sera un procès à charge, et qui reposera uniquement sur le comportement d'Aurore au moment de son arrestation", déplore-t-il, craignant la tournure "politique" que pourrait prendre ce jugement aux Assises. Et même si la défense d'Aurore dit disposer d'"éléments de preuve" concernant l'innoncence d'Aurore, Farid Dekhli reste prudent. "Nous attendons que justice soit rendue, mais tout est possible", conclut-il.
 

Lire et commenter