Transpole durcit le ton face aux fraudeurs

Transpole durcit le ton face aux fraudeurs

TRANSPORTS - Transpole durcit le ton face aux fraudeurs sa priorité. A l’occasion d’une opération d’envergure dans les couloirs du métro, une série de mesures a été annoncée pour faire diminuer de moitié la fraude. Revue de détails de ce nouvel arsenal répressif.

Des opérations coup de poing
"La fraude est estimée à 14 millions d’euros de manque à gagner par an", estime Gilles Fargier. Le directeur général de Transpole a décidé de mobiliser toute l’entreprise pour traquer les fraudeurs. Des opérations de contrôles massives, comme celle de ce jeudi, vont donc être mises en place environ une fois par mois. Lors de ces opérations coup de poing, des salariés de Transpole travaillant d’habitude dans les bureaux viendront prêter main-forte aux contrôleurs habituels. Vêtus de gilets bleus, ils s’assureront que tous les passagers valident bien leur ticket.

Des contrôleurs en civil
En temps normal, près de 200 contrôleurs arpentent le réseau Transpole pour traquer les fraudeurs. "Nous en aurons une dizaine de plus dès le début du mois d’octobre, annonce Gilles Fargier. Mais pour que cela soit plus efficace et renforcer le côté aléatoire, un certain nombre de volontaires patrouilleront en civil dans les rames ou dans les stations." Le message est clair de la part de Transpole : on pourra vous réclamer votre titre de transport à tout moment et là où vous vous y attendez le moins.

Des amendes majorées
Pour un défaut de titre de transport, l’amende s’élève à 49,50 euros et à 33 euros pour un titre non validé. Des montants que souhaite augmenter le DG de Transpole. "Nous millitons pour que ces amendes soient multipliées par deux. C’est le seul moyen de lutter contre les joueurs, un phénomène en constante augmentation depuis plusieurs années." Bref si vous vous faites attraper sans ticket, la punition pourrait devenir beaucoup plus sévère. D’autant que Transpole souhaite aussi faire baisser le seuil du délit d’habitude. Dès la cinquième amende pour défaut de titre de transport, le fraudeur sera envoyé au tribunal contre dix actuellement. "Nous sommes clairement dans une politique répressive", prévient Gilles Fargier.

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